RWANDA: Appel à la mobilisation générale pour une ultime libération

Byiringiro
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« Qu’un prince doit toujours éviter la haine et le mépris de ses sujets et que l’amour du peuple vaut mieux que la forteresse » (Descartes).

Quel que soit la longueur de la nuit le soleil apparaitra.

Entonnons ensemble cette chanson

Peuple qui marchait dans la longue nuit, le jour va bientôt se lever. Peuple qui cherchait le chemin de vie, Dieu lui-même vient nous sauver. Il est temps de lever les yeux vers le Rwanda qui vient, il est temps de jeter la fleur qui fane en nos mains, il est temps de tuer la peur, qui nous garde en ses liens. Il est temps de porter la croix jusqu’au bout du chemin.

La pensée d’un apatride

Fuir son pays est une décision qui s’accompagne de douleur, de tristesse, de peur et de biens d’autres sentiments tous aussi difficile à vivre.

Quitter sa maison et devenir refugier est un processus perturbant fondamentalement la structure de vie familiale avec les répercussions dramatiques.

Le cadre de vie d’un refugier se caractérise par une situation économique plus précaire, une mobilité sociale accrue et une accélération de changement social.

Le refugier est affecté par la perte de son statut, de ses biens. Il ressent donc un sentiment de vide et de perte d’identité ou d’appartenance qui peut engendrer un traumatisme ou un désespoir profond.

Retrouver sa partie, jouir de ses droits de citoyenneté, se sentir libre chez soi, être autonome. Voilà ce que doit aspirer un grand nombre de nous, si non à l’unanimité.

Chers semblables au moment où les jours profile à l’horizon, nous sommes conscients que la route vers la liberté n’est pas facile, acceptons la souffrance.

Nous sommes déjà conscients qu’aucun de nous ne peut réussir seul, quel que soit la forme de nos contributions, elles ne seront jamais négligeables.

Quand le peuple de Dieu était en désarrois pendant l’exode en Egypte, il retournait à la bible, nous aussi lisons 1 corinthien 3:4-9.

« Quand l’un dit je suis de Paul, un autre dit je suis d’Apollons, n’êtes-vous pas des hommes ? Qu’est-ce que donc qu’Apollons et qu’est-ce que Paul ? Des serviteurs par les moyens desquels vous avez crus selon le Seigneur l’ont donné à chacun. J’ai planté, Apollon a arrosé, mais Dieu a fait croitre, en sorte que ce n’est pas celui qui plante ni celui qui arrose, mais Dieu qui fait croitre. Celui qui plante et celui qui arrose sont égaux, et chacun recevra sa propre récompense selon son propre travail. Car nous sommes ouvriers avec Dieu ».

Banyarwanda, Banyarwandakazi amis du Rwanda, où que nous soyons, quoi que nous faisons, hommes et femmes, vieux et vieillards, jeunes, adultes et enfants entonnons cette chansons.

Debout soldat du Christ, le maitre nous appelle. Marchons, marchons au glorieux combat, que dans nos rangs l’Esprit Saint renouvelle le feu sacré d’un cœur qui, pour sa cause bat. Trop longtemps désunis, affaiblis par le doute, au ciel au nom de Dieu entrainés tous les jours.

Enfin, Jésus, tu nous mets sur la route ou nous attend Dieu l’invincible secours. Au plus fort danger, nous aurons la victoire si nous luttons en regardant à toi!

Tu l’as promis, il y a de ta gloire en ton fidèle amour augmente nous la foi.

Repos, temps et talents, santé, fortune et la vie nous donnons tout!

Ici la croix, demain la gloire infinie.

Honneur aux vaillant et braves aux soldats de Dieu, qui même chargés d’entraves, luttons en tous lieux.

Ils s’en vont et l’on oublie leur noms, leurs combats, mais leurs sublime folies ne périra jamais.

Très chers compatriotes, à l’origine de la pensée de notre vice-président Victor Byiringiro, il n’y a que la vraie impérative de sa conscience et un désir de suivre la volonté de Dieu ou qu’elle puisse conduire.

Il a pris ainsi cette décision à cause du profond souci que l’inspire les injustices et les indignités que continuent à subir son peuple aujourd’hui.

Des toutes manières il n’est pas passé par le désir du martyr, car sans amour le martyr lui-même devient une forme d’orgueil spirituel.

Probablement, il vient par son message pour parler au nom d’un peuple qui, sur la terre de ces ancêtres, doit choisir dorénavant de s’affirmer et d’assurer son histoire dans ses aspects tant positifs que négatifs sans complexe aucune.

Il n’a pas ici la prétention d’être un messie ou un prophète mais d’être quelqu’un qui regarde un mal de loin comme il a été toujours un homme prudent.

Mobilisons-nous pour un ultime combat

Très chers, il est nécessaire et il est urgent que nos cadres intellectuels et nos travailleurs de la plume, apprennent qu’il n’y a pas d’écriture innocente.

En ce temps de tempêtes nous ne pouvons pas laisser à nos ennemis d’hier et d’aujourd’hui, le monopole de la pensée, de l’imagination et de la créativité.

Il faut avant qu’il ne soit trop tard, que ces élites, ces combattants aguerris reviennent à eux même, c’est-à-dire à notre société, à la division et à la misère dont nous avons héritées pour comprendre, non seulement que la bataille pour une pensée au service des masses désertées n’est pas vaines, mais qu’elle peut devenir crédible sur le plan national, régional et international en inventant une image d’un homme véritable qui leur permettra de réaliser des changements profonds de la situation économico-socio-politiques, susceptibles de nous arracher à la domination de nos semblables et a l’exploitation étrangère qui livrent nos enfants aux guerres et combats meurtriers et sans merci.

Voilà ce que je propose aux autres intellectuels de notre pays et même de la région de grand lacs au lendemain des élections de Paul Kagamé.

Il nous faut prendre la tête des révoltes qui s’annoncent dans les campagnes affolées par l’avance effrénées de la pauvreté épuisée par la faim (Nzaramba) et la soif et sont délaissée sur leur triste sort.

Il nous faut donner un sens idéologique aux révoltes des masses urbaines désœuvrées frustrées et fatiguées de voir habiter des grands villas et circuler dans les grosses véhicules, ces pseudo-élites aliénées qui sont à la tête de l’état et qui leurs offrent rien que les fausses solutions pensées et conçues par les cerveaux d’un groupuscule ultra fasciste et qui dispose une armée façonnée et agissant à la manière de la gestapo de l’Allemagne Nazzi.

Mais à la révolte passagère, simple fait de paille, doivent se substituer pour toujours la révolution, une lutte éternelle contre la domination.

Certainement, les autres l’on constaté à quel point s’élargi le fossé entre certains individus nantis (qui détiennent le pouvoir) et ceux qui n’aspirent qu’à manger à leur faim, boire à leur soif, survivre et conserver leur dignité.

Fort de cette certitude, je voudrai que la pensée de Victor Byiringiro s’élargisse à tous ceux qui souffrent dans leur chair, à tous ceux sont bafoués dans leur dignité d’homme par une minorité ou par un système politique qui les écrases.

Sincèrement je pleure au nom de ces pauvres paysans (Hutu – Twa – Tutsi) confinés et affamés dans leur village sans eau ni lumière et à qui on demande chaque année de pleurer leur morts, qui ont permis ses ultras sanguinaires de gouverner à leur propre dignité.

Je souffre aux noms des refugier hutu rwandais, massacrés jour par jour, pourchassés, humiliés et dispersés dans les forêts à l’est du Congo afin qu’ils n’aspirent à aucun droit et devoir civique de leur pays d’origine et que leur triste sort n’est que la mort infligée par la MONUSCO et les FARDC qui devraient les protéger selon le droit international.

Nous devons penser tous à ces familles disloquées errant dans la nature en quête d’une terre d’asile; courageuse, déterminées persévérant et infatigable depuis octobre 1990.

Que ces refugies rappellent à chaque instant à la conscience humaine la nécessité et l’obligation morale de respecter le droit d’un peuple, « avec leur frère Tutsi, ils peuvent vivre ensemble ».

Si les méchants de ce monde voulaient tester ou en arrive la résistance de l’homme, je pense qu’avec l’expérience du peuple hutu surtout à l’Est du Congo (ils l’ont déjà vu quand même).

Seule la lutte libère et j’en appelle à tous ceux qui sont opprimés, à tous ceux qui sont affligés par notre situation actuelle à l’intérieure ou à l’extérieure du Rwanda pour qu’ils montent à l’assaut pour la conquête de leur droits pour la conquête de leur liberté.

Ce n’est pas un secret, aujourd’hui dans notre pays le traitement injuste infligés aux hutu est une honte pour le Rwanda.

Les hutus ne peuvent pas supporter plus longtemps en silence de telles conditions dégradantes.

Nous ne pouvons pas parce que Dieu qui nous a créé tous, nous a commandé de résister au mal.

Je me hâte aujourd’hui à réveiller votre conscience et je suis convaincu que les hutus de bonne volonté et engagé mettront un terme à ces mauvaise conditions.

Je suis sûr et persuadé qu’il y a des milliers des tutsi de bonne volonté à travers toute la région des grands lacs et dans le monde qui au fond de leur cœur, condamnent les violences populaires et le traitement inhumain infligé aux hutus.

J’en appelle à ceux-là pour qu’ils s’arment de courage et qu’ils prennent la parole en faveur de la loi et de l’ordre et de la justice.

Il faut qu’il se produise quelque chose dans les meilleurs délais qui éveillent la conscience assoupli de notre pays avant qu’il ne soit trop tard.

Notre pays a déjà perdu son âme et glisse dans l’anarchie.

Le temps est venu ou peut être l’acceptation volontaire de la souffrance par des innocents pourra inciter la nation à liquider les fléaux qui sont le mensonge, l’injustice, l’exclusion et la dictature sur tout un peuple qui ne cherche qu’à s’avancer dans la dignité devant Dieu et les hommes.

Pour l’heure je tiens à rappeler haut et fort notre solidarité militante et agissante à l’endroit de nos combattants femmes et hommes de ce peuple vaillant parce que nous savons qu’il n’y a pas de souffrance sans fins.

Ayons de la foi :

– La foi fait s’écrouler sous nos yeux les plus fortes murailles

– La foi nous rend victorieux et gagne les batailles

– La foi nous ouvre le trésor de la toute-puissance, les plus faible deviennent forts sous sa sainte influence

Protégés par ce bouclier, nous n’avons nulle crainte.

Que n’ont pas souffert les héros que nous suivons les traces.

La mort ou la patrie, nous vaincrons.

De passage à Envers

Dr Jules MUHOZI (Se)

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2 Responses to RWANDA: Appel à la mobilisation générale pour une ultime libération

  1. Makasi dit :

    Oui,Docteur unissons-nous,nous vaincrons. Disons ensemble non et non au tueur PAUL Kagome.

  2. Mugisha dit :

    Komera komera Muhozi, we igitekerezo cyawe ni kizima ariko rero sinzi niba bene wacu baguwe neza mu mireti iyo za bwotamasimbi hari icyo bibabwiye.

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