L’IMMATURITE ET MALHONNÊTETÉ INTELLECTUELLE DU Dr JEAN DAMACENE BIZIMANA ET CIE: Parti 3

Tom-Ndahiro
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Le dernier point à aborder dans la recherche de Jean Damascene BIZIMANA et cie est relatif aux discours des acteurs politiques rwandais. En matière de communication incendiaire, personne ne peut égaler Paul Kagame. Il est le seul président rwandais qui a formulé et formule toujours à tout vent des menaces de mort à plusieurs reprises à l’endroit d’une partie de sa population, collaborateurs et même à un chef d’état étranger de façon le plus décontract du monde. C’est le seul président rwandais qui a revendiqué ses forfaits et qui fait l’apologie de la mort. Une violation fragrante de la constitution rwandaise. D’où la légitimité de l’opposition armée ou pas. Les discours, les citations et les propos des acteurs politiques hutu sont interprétés de façon erronée volontairement, sorti dans leur contexte historique qui va avec l’interprétation faussée volontairement des événements induits facilement à l’erreur aux auditeurs-lecteurs jeunes et conforter les plus âgés déjà radicalisés. Faire passer les joutes politiques pour de la violence gratuite est un act odieux. Pourquoi divulguer les propos des uns et dissimuler les propos des autres? Si ce n’est pas une façon de faire croire aux gens autre chose que la vérité? C’est au détriment de ton audience, de l’intelligence de la jeunesse rwandaise et l’intérêt général sensé être votre mission première.

Comment le conflit culturel à cédé place au conflit hutu-tutsi dans notre époque contemporaine?

Suite à la conclusion indifférente au problème hutu-tutsi du conseil supérieur du pays suivi des menaces de mort de la cour royale de RUDAHIRWA à l’endroit des leaders hutu et de la lettre des grands abagaragu b’ibwami, il est apparu que les tutsi ne voulaient pas du tout fraterniser avec les hutu. L’évidence était que le roi était tutsi par les tutsi et pour les tutsi Avec Kalinga orné des parties génitales des rois hutu vaincu et comme symbole national. Dans cette situation Joseph Habyalimana GITERA a riposté au rejet des Tutsi de vivre ensemble avec les hutu et à la déclaration de guerre du Roi RUDAHIRWA contre lui et les autres leaders hutu de son époque. Pourquoi Le Dr Jean Damacene BIZIMANABIZIMANA et cie inverse les rôles et trouver rien à dire de blâmable sur ses ancêtres tutsi?

Ni le président Grégoire KAYIBANDA ni le président Juvénal HABYALIMANA n’ont pas pris part dans la folie du 6 avril 1994 à nos jours. Il est reproché au président KAYIBANDA de mettre en avant les hutu. Ces derniers furent ses électeurs majoritaire dans un système démocratique où le pouvoir s’acquit par les urnes. Il a eu pour devoir, devoir partagé avec son électoral de s’affranchir du joug nyiginya-tutsi. Le conflit armé mené par des INYENZI à son temps (1962-1967) a fait des victimes de chaque côté (tutsi et hutu). Sa présidence dans une période de guerre a été ternie. Son image et celui du MDR PARMEHUTU idem.

Rappelons que la répression violente ou les émeutes de la population, c’est deux choses différentes mais qui ont en commun, la violence. À chaque attaque des inyenzi se suivent les émeutes, de la vengeance vis-à-vis des supposés complices des assaillants (tutsi). La répression est dirigeante par l’Etat (son armée ou sa police) et réunir les preuves irréfutables se font à l’aide des documents officiels sans équivoque pour qualifier la nature des crimes. Le CNLG et son Dr Jean Damacene BIZIMANA dans le souci de justifier la guerre des Inkotanyi et de légitimer la politique tribaliste tutsi ont sciemment confondu la répression et les émeutes. Une chose est sûre la guerre civile hutu-tutsi à nécessairement fait des victimes hutu d’un côté et des victimes tutsi de l’autre côté. Affronter courageusement et en profondeur ce problème est le chemin de la liberté pour les rwandais de tout bord.

Après l’échec cuissant des inyenzi dans leur guerre de réinstauration de la monarchie et de KIGELI V NDAHINDURWA comme Roi, la présidence du président Juvénal HABYALIMANA a pris place dans un tout autre esprit politique. Dans la mesure où tout le monde allait œuvrer dans la paix, l’unité pour le développement de la nation dans un cadre inclusive. Ce nouveau chef d’état conscient de la nécessité de construire des relations de confiance entre hutu-tutsi après des siècles de servage et de la guerre très sanglante a pris des mesures pour avoir une représentation dans tout les institutions de toutes les composantes de la société rwandaise. C’est mieux que rien dans cette période d’incertitude et de méfiance réciproque entre hutu-tutsi.

Une fois encore, c’est la guerre infondée et illégitime initiée en 1990 par les tutsi qui a exacerbé de nouveau les relations entre hutu-tutsi. Le CNLG et ses représentants ont la force et le micro audible pour désorienter la vérité dans le seul souci d’exonérer le FPR Inkotanyi et sa branche armée de leurs responsabilités dans la folie rwandaise (génocide rwandais). Le manque de la justice impartiale pour montrer l’auteur de l’assassinat du président Habyarimana et le role du FPR dans les massacres permet le CNLG de mettre le fardeau de la tragédie sur le gouvernement intérimaire (Abatabazi) du président Sindikubwabo.

Les insuffisances de la politique du président Grégoire KAYIBANDA et Juvénal HABYALIMANA n’ont pas non plus épargné les hutu. Les tutsi ne doivent pas le utiliser pour avancer des mensonges de marginalisation. Beaucoup de tutsi étaient grands commercants et leur representation dans les instances administratives était normale a la démographie nationale.

En guise de conclusion, le conflit hutu-tutsi tire sa raison d’être dans un passé lointain dès l’existence des Hutu et des Tutsi. Au fur du temps le conflit a perdu sa nature primaire (la malédiction des hutu) et a pris des aspects politiques du temps (aspirations de liberté, d’égalité et de justice). Dans la mesure où le CNLG localise la genèse du génocide s’il en est un dans les années 50 du siècle dernier, les guerres des Inyenzi et des Inkotanyi étaient-ils appropriées dans un environnement propice à un tel désastre? Avant d’enflammer tout un pays ont-ils exploité suffisamment le dialogue politique? Soit rien ne pouvait présager une telle folie (génocide) et les Inkotanyi se sont engagés dans une guerre qui a mal tourné. Soit en connaissance de cause ils ont apporté une mauvaise réponse. Pourquoi ils n’ont pas accepté les resultats des négociations de paix d’Arusha en 1993? Tous les rwandais étaient d’accord pour partager le pouvoir afin de ramener une paix durable au Rwanda.
L’incompréhension mutuel entre hutu-tutsi nécessite un dialogue franc, libre à tous, sur le thème du vivre ensemble, sur les orientations et visions communes de la politique nationale basée sur les valeurs universelles de droits de l’homme. L’exploitation politique du génocide à des fins politiques mettent en danger le jeu politique et les valeurs de liberté, d’égalité et justice. La politique actuelle du FPR Inkotanyi a en lui-même les genres d’un autre conflit sanglant.

Jean UWIZEYE

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