DU 07 AVRIL AU 3 JUILLET DE CHAQUE ANNÉE AU RWANDA CORRESPOND À 100 JOURS DE FORMATION À LA HAINE DES HUTU.

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De la même façon qu’on juge les autres ainsi nous serons jugés. Au pays de mille collines un certain raisonnement politique a pris une ampleur démesurée. Par son importance universelle, le monde entier devrait s’y intéresser. Chaque peuple, chaque nation dispose dans son calendrier un jour ou une période commémorative d’un passé, d’un événement de premiere importance (douloureux ou heureux). Il peut s’agir d’une victoire militaire, d’un recouvrement de l’indépendance…

Au Rwanda l’abolition du pouvoir féodal Nyiginya-tutsi en 1961 a été suivi par un devoir de mémoire des victimes de ce régime anachronique. L’ensemble de ses travaux de mémoire collectif du moins pour les hutu est aujourd’hui frappé d’un sceau de l’infamie plus exactement dans les termes du pouvoir actuel : «d’idéologie du génocide». Le travail de mémoire est-il le processus qui conduit au génocide?

Le fait que les recherches et les écrits ont décortiqué le système féodal et ont exposé ses torts et ses travers tout en soulignant le rôle joué par les tutsi dans cette période de notre histoire commune; pour les tutsi au pouvoir à Kigali ceci a mené à la haine du tutsi et au génocide dit tutsi.
Matthieu 7: 2, Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l’on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez.

Dans cette optique, puisque le travail de mémoire conduit à la haine, pourquoi le régime de Paul Kagame et les siens ont-ils instaurés 100 jours de commémoration du génocide dit tutsi sachant pertinemment d’avance le mal que cela va faire à la communauté hutu? Autrement dit le FPR Inkotanyi a lancé un processus qui conduira à une haine entre deux ethnies et pourra conduire à un autre inter-ethnique massacre à grande échelle. Ne devriez pas appeler ça : 100 jours des cours intensifs de la haine anti-hutu? L’instrumentation du génocide dit tutsi à des fins politiques et les paroles annonciatrices ou prophétiques du général James KABAREBE va de pair pour un catastrophe humanitaire prévisible si rien ne fait pour redresser la politique du FPR Inkotanyi.

Ailleurs dans le monde la victoire sur les nazis est commémoré chaque année. Les travaux d’historiens fleurissent. Y a-t-il une remise en cause du bien-fondé de ces travaux sous prétexte de la propagation de la haine à l’Allemagne? Les chercheurs du monde entier devraient se pencher à cette question pour élucider cette énigme: le travail de mémoire et ses effets pervers.
Selon Johann Michel philosophe et politologue spécialiste des questions mémorielles dans une interview avec Marie-Violette Bernard de France télévision : « Les faits historiques, a fortiori les génocides et les crimes contre l’humanité, ne doivent jamais être oubliés, pour des raisons scientifiques et morales. Il faut en revanche prendre de la distance par rapport à la rancœur et au ressentiment que ces événements peuvent générer: c’est tout le sens du « travail de mémoire ». Ces sentiments négatifs fragilisent en effet les communautés et peuvent mener au cercle infernal de la vengeance. Bien sûr, cela suppose la mise en place de dispositifs politiques et sociaux permettant à la société de dépasser ces sentiments négatifs. Plus facile à dire qu’à faire… » https://www.francetvinfo.fr/politique/pourquoi-les-hommes-politiques-tiennent-ils-tant-au-devoir-de-memoire_650105.html.

Le diable est dans les détails, il appartient aux historiens rwandais et étrangers de dénoncer les éléments de notre récit historique, enseignement scolaire qui ne sont pas fidèles à l’histoire du Rwanda tels que rédigé par Alexis Kagame. Si l’histoire du Rwanda est la genèse du génocide dit tutsi alors: l’idéologie du génocide a longtemps végété dans les cerveaux des mémorialistes de la cour royale Nyiginya-tutsi avant d’atteindre les soi-disant hutu.

La condition d’une véritable réconciliation selon la bible. Proverbes 17 : 9 « Celui qui couvre une faute cherche l’amitié, et celui qui la rappelle en ses paroles divise les amis ».
Cette parole de sagesse affirme que le travail de mémoire divise au lieu de réconcilier la société. Alors la question est de savoir pourquoi à son tour le FPR Inkotanyi en connaissance de cause prêche la haine en s’adonnant à des commémorations ostentatoires et toujours exagérées en recourant au mensonge systématiquement? Pouvons-nous vivre dans une société sans mémoire et sans ressasser le passé source de la division? Dans ce cas comment en être sûr que l’histoire ne se reproduise pas?

La mémoire collective est un des éléments primordiaux de la vie d’un peuple. Il est clairement impossible de faire fi dessus. Une société qui s’assume est la seule en mesure d’imposer la vérité et la justice seuls garants de la paix, l’unité et la réconciliation. Sans la vérité ni justice point de fraternité, or sans la fraternité c’est-à-dire sans l’amour pour autrui c’est le règne de l’injustice. La cohabitation pacifique entre hutu-tutsi passe par un long dialogue inclusif pour établir la vérité acceptable pour tous, condition nécessaire pour avoir une mémoire commune de notre trace sur terre dénudée de tous les incompréhensions source des rancunes et cercle infernal de la violence.

À Arusha il y a eu un dialogue de partage du pouvoir et non de réconciliation.
À partir de ce dialogue inclusif, les conclusions constructives doivent être traduites en arsenal juridique pour barrer à une répétition des mêmes erreurs qui produisent les mêmes conséquences. L’attachement manifesté à un passé glorieux et à la culture rwandaise anachronique par les aristocrates tutsi est une entrave à l’unité nationale, au respect des textes juridiques et à la paix. Des exemples dans la constitution rwandaise actuelle sont légion.

Préambule de la constitution rwandaise actuelle : «RENDANT HOMMAGE à nos vaillants ANCÊTRES qui se sont sacrifiés pour l’édification du Rwanda et aux héros qui ont mené une lutte pour garantir la sécurité, la justice, la liberté et pour restaurer la tranquillité, la dignité et la fierté nationales;».
Ces ANCÊTRES en question ne font pas un point de ralliement de l’ensemble des rwandais. Ils ont massacrés nos ANCÊTRES hutu dans le processus d’extension territoriale du Rwanda de Gasabo au Rwanda actuel.
Un autre exemple sujet de dialogue: Chapitre III de la constitution rwandaise actuelle « PRINCIPES Fondamentaux ET Solutions ENDOGÈNES ». «L’article 11 : CULTURE RWANDAISE comme source de solutions ENDOGÈNES en vue du développement national, de la promotion de la culture nationale et de la RESTAURATION de la DIGNITÉ, les Rwandais, se basant sur leurs VALEURS, mettent en place des mécanismes de SOLUTIONS ENDOGÈNES en vue d’aborder des questions qui les concernent..
Des lois peuvent créer différents mécanismes visant des SOLUTIONS ENDOGÈNES.»

Le refus des aristocrates tutsi dans le 21ème siècle et leur préférence à des solutions ENDOGÈNES (RACISTES) plutôt que des solutions basées sur les principes de la déclaration des droits de l’homme sont conflictuelles. Et la restauration de la dignité en question pose un problème. Qui a bafoué la dignité des aristocrates tutsi? La culture rwandaise esclavagiste, des éleveurs des bovins, des cultivateurs et chasseurs n’est pas en même de fournir des solutions au monde moderne, complexe en perpétuel changement. Pour intégrer les populations hutu issues des royaumes vécus, la nouvelle société rwandaise doit être dirigée par les hommes intègres et de mérite. L’aristocratie tutsi d’hier et d’aujourd’hui ne veut pas assumer son passé dans la gestion désastreuse du pays. Le FPR Inkotanyi héritier des féodaux Nyiginya-tutsi est lui-même prisonnier de son bilan politique en faillite. La liquidation pure et simple pour déboulonner le FPR Inkotanyi ou son sauvetage dans une nouvelle orientation de bâtir une nation en phase avec des valeurs universelles de l’homme est la condition sino qua non pour construire un Rwanda non pas seulement avec des pierres mais aussi avec un esprit apaisé et atterré au développement durable et non aux rancœurs.

Jean UWIZEYE

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