RDC-Dossier VK : J. Kabila chez F. Tshisekedi, crainte d’un séisme politico-judiciaire (Tribune de Marcelin Cikwanine)

RDC-Dossier VK
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Le président national de l’Union pour la Nation Congolaise « UNC » et directeur de cabinet du président de la République, M. Vital Kamerhe est toujours détenu à la prison centrale de Makala dans le cadre du dossier judiciaire sur le programme d’urgence de 100 jours du président de la République Démocratique du Congo.

Des voix se lèvent pour dénoncer un acharnement politique visant à l’écarter de la magistrature suprême et d’autres soutiennent sa poursuite judiciaire dénonçant sa culpabilité dans la passation des marchés de gré à gré et détournement des fonds alloués à ce programme.
A l’occasion de la rencontre entre le président de la République Félix Tshisekedi et le sénateur à vie et président honoraire Joseph Kabila, M. Marcelin Cikwanine a dans une tribune parlé de corruption et chantage Kabiliste de la « boîte de Pandore et que le dossier Vital Kamerhe créerait un séisme politico-judiciaire en République Démocratique du Congo ». Quelle attitude pour le prisonnier Vital Kamerhe?
Ci-dessous, la tribune de Marcelin Cikwanine :
Dans son édition du 23 avril 2020, le journal Jeune Afrique sur son site www.jeuneafrique.com a révélé que l’ «affaire Kamerhe» a été le premier point des discussions entre le président Félix Tshisekedi et son prédécesseur Joseph Kabila lors de la dernière rencontre à la cité de la Nsele. Et que ce dernier a «exhorté Tshisekedi à éviter de perdre la face à ce qu’il estime être une boîte de pandore ».

La question que tout le monde peut se poser est de savoir pourquoi Joseph Kabila tient à ce que cesse les instructions judiciaires sur les malversations financières ? Qui est-ce qui ou qu’est-ce qu’il veut réellement protéger ?
La réalité est qu’avec l’allure qu’a pris le « dossier de 100 jours» ayant conduit à l’arrestation de Vital Kamerhe, un séisme politico-judiciaire s’est annoncé en RDC où PDG, ministres, premiers ministres , gouverneurs, conseillers…, tous, anciens et nouveaux, se sont retrouvés dans une situation d’incertitude ne sachant pas à qui le prochain tour.

« C’est la panique à Kinshasa », a dit une source proche du FCC. Le clan Kabila lui-même, en plus des milliards de dollars cachés dans les paradis fiscaux selon plusieurs enquêtes, est à la tête d’un vase «empire économique» battu sur fond de la corruption et détournement des deniers publics. La crainte est que ce dossier judiciaire de «100 jours» n’ouvre la voie à des instructions judiciaires dans plusieurs autres cas des détournements des derniers publics. C’est ce que l’ancien président veux éviter !
La question qui se pose est maintenant de savoir si le Président Félix va accéder à l’exhortation de Kabila pour s’ingérer dans les affaires de la justice ou si une telle ingérence pourrait jouer en faveur de Vital Kamerhe ou du pays.

Va-t-on accepter que le cas Kamerhe serve de bouclier/alibi à ceux qui ont détournés systématiquement l’argent du pays ou va-t-on capitaliser l’image de cette détention pour entamer d’autres instructions judiciaires pour les cas avérés de corruption et de détournement ?
D’abord, ça fait plus de 15 jours que Vital Kamerhe est en prison, passant ses nuits et ses jours dans un pavillon aux côtés des prisonniers ordinaires.

Avec la décision judiciaire du 25 avril 2020, d’organiser le procès du « volet maisons préfabriquées on peut estimer que le marathon judiciaire ne fait que commencer pour le garçon BK”.

Son arrestation, sa détention et la récupération médiatique de cette affaire ont affecté considérablement sa réputation à tel point que toute initiative visant à étouffer ce dossier à quel niveau que ce soit, non seulement ne va pas donner une bonne image du nouveau leadership du pays mais aussi, ne va pas servir les véritables intérêts de Kamerhe dont la seule façon de laver son nom est la tenue d’un procès public.

La justice qui l’a accusée est la même justice qui, en toute transparence et indépendance, doit le disculper.

C’est le seul moyen de recouvrer sa dignité contrairement à ce qu’une certaine opinion pense. Ses partisans, militants et sympathisants devraient donc accueillir avec satisfaction la nouvelle de la fixation de ce dossier au tribunal. Ce qui est arrivé est arrivé ! Le vin est tiré, il faut le boire.

M. Vital Kamerhe est la plus grande personnalité politique de l’histoire récente de la RDC qui a été emprisonnée dans les dossiers des malversations financières, et là, avec une légèreté déconcertante.

On l’a même privé de liberté provisoire malgré son rang de directeur de cabinet du chef de l’État en fonction pendant qu’on a donné la liberté provisoire à d’autres individus poursuivis dans le même dossier.

Ce sont des faits qu’on ne plus effacer mais qui doivent être capitaliser. Car si un chef de cabinet a subi ce sort pourquoi pas d’autres ? Je pense que la responsabilité politique de Tshisekedi et Kamerhe est engagée dans la suite que doit prendre ce dossier et ses conséquences.
Il est vrai que la prison est trop dure à supporter, que lorsqu’on y est tout ce qu’on espère c’est d’y sortir le plus vite possible quelque soit le prix à payer.

Ainsi ,on a vu des gens vendre tout leur patrimoine, laissant les enfants sans héritage pour sortir de ce trou.

D’autres ont vendu leur âme au diable en acceptant l’inacceptable. J’ai vu d’autres trahir leurs causes , leurs camarades, frères et amis pour pouvoir recouvrer leur liberté.
Cependant, il y a d’autres qui acceptent de finir leur vie en prison pour les causes qu’ils défendent. D’autres qui font la prison seuls et/ou à la place d’autres personnes.

Certaines refusent de sacrifier les innocents, qui consentent de rester dans ces tristes demeures pourvu  que les intérêts de leurs communautés et populations soient défendus.

C’est à Vital Kamerhe de choisir de quel côté de l’histoire va-t-il se placer. Ainsi, je l’exhorte sincèrement à rester dans la même position d’encourager la justice à faire son travail.

Je souhaite vivement qu’il reste en prison à défaut d’obtenir la liberté conditionnelle/surveillée, et qu’il se concentre plutôt avec ses avocats à prouver son innocence afin d’être lavé au lieu d’être bénéficiaire des plaidoyers suspects .

C’est la meilleure solution pour lui-même et pour le peuple congolais qui veut que justice soit faite non seulement dans ce dossier mais aussi dans tous les autres dossiers de détournement.
Francis Bacon a dit que « celui qui donne un bon conseil construit d’une main, celui qui conseil et donne l’exemple à deux mains; mais celui qui donne des bonnes leçons et un mauvais exemple construit d’une main et détruit de l’autre ». Voilà pourquoi je me permets aujourd’hui pour la première depuis près de 8 ans de livrer en public mon témoignage qui constitue un exemple pour ceux qui pensent qu’il est acceptable de sacrifier la justice et la cause pour laquelle on se bat pour sortir de la prison ou bénéficier des avantages personnels.

Je suis heureux que l’exemple dont il s’agit ici concerne en plus Vital Kamerhe envers qui mes conseils sont en premier lieu adressés . Si cet exemple-témoignage paraîtra nouveau pour beaucoup des personnes mais ce n’est pas le cas pour quelques amis, frères et camarades dont l’honorable Amato Bayubasire, proche de VK, Arsène Karahali, Gondes Mukoko…, ainsi que le journaliste engagé Sosthene Kambidi, l’homme d’affaires Nigérien Chigozie Ifeonu et le colonel Sylvain Mwanza avec lesquels j’étais au cachot secret de l’ANR, dans la cellule «Cafétéria», au moment des faits.
En effet, alors que j’avais déjà fait trois mois d’interrogatoire poussé en petite et grande commission interservices de sécurité mise en place par Joseph Kabila depuis l’attaque de sa résidence à Kinshasa (ANR, DMIAP, GR, Police et DGM) rejetant toutes sortes des pressions et propositions du régime pour m’amener à trahir ma cause, tout à coup ,on avait mis le dossier de Vital Kamerhe sur la table. À ce moment là, la guerre faisait rage au Nord-Kivu et le gouvernement congolais était en quête du soutien international pour coincer le Rwanda.
Pour le régime de Kinshasa, ou du moins certains de ses piliers, il fallait profiter de la situation de guerre dans l’Est du pays pour neutraliser certains adversaires politiques gênants et/ou des alliés et officiers qui n’ inspiraient plus confiance.

C’est ainsi que dans sa version des faits , Kalev Mutond, le patron de l’ANR, présente Vital Kamerhe au groupe d’expert des Nations-Unis comme l’un des hommes politiques du Kivu qui sont complices du complot rwandais visant la « balkanisation du Congo ».
On dit qu’il est en lien étroit avec le Rwanda et la rébellion du M23; qu’il a sensibilisé, entre autres, des « officiers de sa tribu (bashi) pour faire défection de l’armée et s’allier à James Kabarebe afin de balkaniser le Congo » ,et l’un de ces personnes sensibilisées se trouve être moi.

On cite aussi, entre autres, le nom du Colonel Kahasha (actuellement député provincial FCC au Sud-Kivu après sa radiation de l’armée )… Tout porte à croire que le lien tribal entre Vital Kamerhe et certains officiers et cadres issus de la tribu shi opposés au régime est exploité de manière à constituer un complot imaginaire qui les lie.

J’apprends par la suite qu‘un groupe des 12 personnes tous bashi parmi lesquels certains officiers, était embarqué depuis Bukavu dans l’avions jusqu’à la DMIAP et que tous étaient auditionnés, entre autres, sur le question de Vital Kamerhe.
Je suis alors présenté comme celui qui est chargé d’établir le pont entre les « rebelles de l’Est » et les opposants de l’Ouest pour déstabiliser la capitale congolaise et ses environs afin d’empêcher le gouvernement de mettre fin à la rébellion qui venait d’éclater au Nord-Kivu avec pour objectif de prendre contrôle de toute la partie Est du pays. Pour preuve, entre autres, disent-ils, le Général Benoît Faustin Munene dont je suis proche qui venait de passer à la
RFI pour, disent-ils, «menacer d’attaquer Kinshasa et affirmer son alliance avec M23 ». On me fait alors écouter une séquence de l’enregistrement de l’interview du Général Munene. Curieusement je n y écoute rien de pareil dans ses réponses aux questions du journaliste de RFI.
Le tableau est tracé et on le fait gober à certaines instances de la communauté internationale.

Les émissaires de Joseph Kabila traversent même la frontière pour obtenir du Président Sassou Ngwesso l’arrestation du Général. Plusieurs autres généraux sont associés à mon dossier dont le Général Padiri Bulenda dont le nom revient plusieurs fois dans les questionnaires de mon PV.

Je fus alors amené au cabinet du patron de l’ANR pour tenter de m’utiliser pour faire accréditer cette thèse. Un américain, Steve Hege, expert en chef du groupe d’experts des Nations, qui avait ses entrées privilégiées à la présidence de la république est alors mis en contribution sans s’attendre que c’était le début de mettre à nu leur complot et vider cette thèse de tout son sens face à celui était l’œil et l’oreille du Conseil de sécurité des Nations-Unis dans cette crise régionale.

D’ailleurs les rapports dont il avait présidé les enquêtes et rédaction avaient non seulement établi clairement l’implication du Rwanda dans ce complot mais aussi indiqué les responsabilités du gouvernement congolais.
On se démène pour me convaincre de faire passer le deal, qu’ils présentaient comme des faits réels, en échange de la libération immédiate, d’une somme importante d’argent et du « travail» juteux afin de «travailler ensemble».

On me propose en plus d’accepter qu’on fasse immédiatement faire venir ma famille depuis l’étranger pour l’installer confortablement à Kinshasa.
Ma réaction à toutes ces bêtises, étant dans l’antichambre du bureau de Kalev, fut de nature à remettre ces dinosaures à leur place, car je fus extrêmement irrité, prenant la parole en présence de Steve Hege, j’avais dénoncé cette cabale à caractère tribale pour viser un adversaire politique.

J’avais alors démontré à cet expert comment est-ce que ce régime était habitué dans les cabales contre les innocents et que quoi qu’ils fassent cela ne pourrait jamais passer avec moi préférant mourir au cachot que, non seulement, de trahir ma cause mais aussi de me laisser utiliser pour nuire aux gens qui n’ont aucun lien de ce genre avec moi.
C’est dans ces mêmes habitudes qu’un autre compatriote, Jean-Robert KAKASA, était arrêté à Kinshasa et présenté au cours d’une séance d’audition dans la commission comme étant mon complice. Arrêté par le patron du département de la sécurité intérieure de l’ANR en personne, Monsieur Jules Katumbwe, il lui était reproché que je lui avait donné 145 armes AK-47 et 150.000$ pour distribuer aux militants de certains partis politiques afin de semer le chao à Kinshasa.

Une personne que je n’avais jamais connu dans ma vie, ni de nom, de visage… Je l’avais vu pour la première fois après mon enlèvement et déportation à l’ANR ou il fut jeté dans notre cachot. Cette victime a fait plus de 6 mois en détention.

C’était de la folie ! J’avais alors dit à cet expert des Nations-Unies que la communauté internationale ne devrait pas se laisser tromper par les cabales du régime dont le but clair, sur bases des faits et preuves que je présentais, était non seulement d’étouffer l’opposition et salir la Résistance congolaise mais aussi d’occulter ses responsabilités dans ce complot de balkanisation, car, et comme l’expert lui-même le savait, j’étais le premier à dénoncer la complicité de Kinshasa dans ce qui se préparait dans l’Est depuis 2009.

Mes lettres écrites à Joseph Kabila, à certaines personnalités représentant la communauté internationale et les documents écrits à la hiérarchie militaire, ma saisie de la justice militaire, sans compter les messages et appels téléphoniques ainsi que les entretiens avec plusieurs personnalités étaient tous vérifiables. Qu’avait-il fait le gouvernement ?

Rien du tout, si pas de laisser le complot s’affermir et approvisionner en armes et munitions l’arsenal de la futur rébellion pro-rwandaise pour venir après crier à l’agression et faire porter la responsabilité aux innocents. Tout d’un coup, on amène sur la table le nom de Vital Kamerhe pour le faire impliquer, avec moi, dans un complot que j’étais le premier à dénoncer jusqu’à ce que je sois contrait à m’exiler après avoir échappé à deux tentatives d’assassinat à Bukavu et à Rutchuru. Il n’y avait pas la pire sorcellerie comme celle-là.

Tout fut mis en œuvre pour faire passer cette thèse et obtenir ma collaboration sans succès.
Ainsi, malgré les dures conditions de détention sans aucun espoir de sortir vivant de l’ANR ou d’être libre un jour j’avais laissé passer une occasion en or d’être libre et de profiter des avantages mis sur la table avec des garanties.

Tout ça, parce qu’il s’agissait tout simplement de faire prévaloir mes conventions, d’accepter la souffrance pour préserver les valeurs de justice,  de vérité…, Nombreux d’autres ont fait la presque même chose, en des circonstances différentes.

Je pense tout particulièrement au Major Ndashikere de la DMIAP, originaire d’Uvira qui, malgré sa réputation de «sans pitié» et serviteur zélé de Kabila, ne cessait lâcher des mots dans les séances de la commission pour montrer sa désapprobation à certains montages des dossiers pour nuire aux innocents.

Par des gestes des mains et de la tête, il m’encourageait dans mon refus catégorique de faire accréditer la thèse impliquant Vital Kamerhe, me serrant la main à certaines occasions en disant : “Tu es un homme”. En véritable fils du Kivu, bercé dans l’idéologie « Mai-Mai », il avait, entre autres, soutenu ma ligne de défense de la légitimité du combat mai-mai.

Quelque temps après, il était tué dans le bureau de Kalev, officiellement il avait piqué crise lors de la réunion avec ses chefs.
Si j’ai décidé de partager ce témoignage aujourd’hui c’est dans le but d’interpeler la conscience de Vital Kamerhe.

Je ne suis pas juge pour prononcer sa culpabilité comme certains le font sur les réseaux sociaux moins encore un  fanatique irréfléchi pour proclamer son innocence sans être dans le secret du dossier.

Mais je suis sûr d’une chose : son arrestation offre une occasion en or pour mettre fin à la corruption érigée en mode de gestion du pays depuis son accession à l’indépendance.

Le Congo n’a jamais connu un tel événement. La
manière dont Vital Kamerhe a été arrêté frise, certes, l’acharnement que j’avais d’ailleurs dénoncé mais j’ai vite compris qu’on avait pas à se révolter mais plutôt à capitaliser cet événement. Il faut aussi chercher à sonder la dimension divine d’une telle situation.
Être en prison met, certes, toute personne dans état de fragilité psychologique et sanitaire. Mais au delà ça, nos convictions doivent primer, surtout lorsqu’il s’agit
d’un acteur politique qui a passé de décennies à défendre et réclamer la justice. Voici maintenant que l’univers fait que cette justice tant réclamée passe par cet homme. Que Vital Kamerhe soit ou pas impliqué dans le détournement de l’argent dans le cadre des travaux du « programme de 100 jours » on ne doit pas perdre de vue que la somme qui est soupçonnée être détournée n’est même pas le 0,000.000.000.1% de l’argent détourné durant près de 20 ans de la gestion calamiteuse par Joseph Kabila et ses lieutenants. Si ce dossier de Vital Kamerhe peut permettre d’ouvrir la « boîte de pandore ça vaut la peine de s’y accrocher.

Puisqu’il faut des sacrifices pour changer ce pays ou du moins le mettre sur le point de décollage que Vital Kamerhe accepte de partager ces sacrifices comme d’autres personnes, connues et inconnues, ont déjà consentis des sacrifices pour ce pays, certains pour protéger Vital Kamerhe lui-même sans qu’elles n’attendent rien de retour.

J’ai donné mon témoignage exemple ci-haut étant convaincu qu’« un gramme d’exemple vaut une tonne de discours ».
Certaines personnes sont même mortes et blessées aux cours des manifestations pacifiques, d’autres assassinées parce qu’elles ont cru à l’idéal autour de laquelle elles ont été mobilisées par les acteurs politiques pour lutter.
La JUSTICE pour tous, sous toutes ses formes , est cette idéale principale. C’est le temps de retourner l’ascenseur pour tout ce monde là et pour le pays.

Quant au Président de la République, le magistrat suprême de la République, il doit comprendre que la RDC ne peut continuer indéfiniment à n’avoir que des millions de dollars pour détourner pendant que la population vit dans la misère la plus absolue.

Ce que Joseph Kabila lui a dit relève du chantage inacceptable.
Si son règne a été caractérisé par la manipulation de la juste pour déterminer quand, comment et poursuivre ou pas ça ne doit pas être le cas pour le règne de CACH.
Aujourd’hui, les yeux sont tournés vers lui. Non seulement le peuple congolais attend que justice soit faite pour le « dossier de 100 jours » mais aussi il attend voire avec impatience la même justice, avec toute la rigueur quelle traite son directeur de cabinet, s’appliquer à toutes les personnes impliquées dans tous les autres dossiers de détournement des centaines des millions de dollars, voir des milliards. Si ce n’est pas fait dans un délais raisonnable, il sera vite constaté que Vital Kamerhe a été victime de l’injustice et/ou complot politique.

Or il y a une franche de la population congolaise qui ne pourra jamais oublier une telle injustice.

Ça sera inacceptable! D’ailleurs, ce chantage de « boîte de Pandore » ne s’applique pas ainsi dans notre cas. La vie du peuple congolais n’est que ténèbres, elle continuera à être ainsi jusqu’à ce qu’elle, en ouvrant la boîte de Pandore, découvre une lueur d’espoir.

En œuvrant pour que la justice instruise tous les dossiers des détournements sous son règne et celui de Kabila, ça ne se serait pas la catastrophe ou l’origine des maux en RDC mais plutôt la solution pour combattre les maux qui rongent nôtre société depuis des décennies.
Ne dit-on pas, selon Ysabelle Lacomp, que « Pandore a soulevé le couvercle de la jarre que les dieux lui avaient fait jurer de garder fermée, laissant tous les maux s’échapper sur la terre. Quand elle l’a refermée, il ne restait plus, parait-il, que de l’espoir au fond du récipient ! ».

Avec une vie au Congo qui se résume déjà en ténèbres l’ espoir d’une justice pour tous est la meilleure chose qu’il faut offrir aux congolais.
Et à Voltaire ,au nom du peuple congolais, de crier : Ô fond de la boîte de Pandore ! Ô espérance ! Où êtes-vous vous?

Source:https://libregrandlac.com/RDC-Dossier VK : J. Kabila chez F. Tshisekedi, crainte d’un séisme politico-judiciaire (Tribune de Marcelin Cikwanine)

 

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