L’IMPUISSANCE DU MENU PEUPLE (Partie 2)

Inkotanyi
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Dans cette période de l’année du 29 avril en mi juin, le Burundi se remémore du génocide hutu de 1972. Ce régicide est comparable à l’extinction de la race du prince règnant en question dans le livre «LE PRINCE» de NICOLAS MACHIAVEL. Le but qui était recherché par les hima tutsi en1972 était de réduire la communauté hutu burundais à un point d’une inaccessibilité à accéder au pouvoir.

Le FPR Inkotanyi a poursuivi le même objectif en exterminant un grand nombre d’intellectuels hutu rwandais tout en rendant les autres inéligible par leur emprisonnement et par leurs casiers judiciaires. Les rescapés hutu de ce carnage en exils sont sous la menace des montages des dossiers judiciaires et extraditions. De cette manière, une génération entière des hutu rwandais est neutralisé, hors d’état de nuire le régime de Paul Kagame. Le reste est inoffensif à la dictature.
Dans le premier parti de l’article, la déshérence, le manque d’un leader et le désarroi du menu peuple est la conséquence de l’impuissance manifeste à se libérer d’un souverain envahisseur. Dans l’extrait ci-dessous pour les plus fin d’esprit, le précepte suivant sera associé à la manière de conduire la guerre de conquête du pouvoir du FPR Inkotanyi et son enracinement durable dans le paysage rwandais. Rappelez-vous que le FPR Inkotanyi a dit et dit qu’il sera indéboulonnable pour des siècles, au moins quatre cents ans. Grâce à quoi donc ?
L’extrait suivant correspond au chapitre V du livre LE PRINCE de NICOLAS MACHIAVEL: Titre : «DE QUELLE MANIÈRE IL FAUT GOUVERNER LES VILLES OU LES PRINCIPAUTÉS, QUI ÉTAIENT LIBRES AVANT QU’ON LES EÛT CONQUISES.»

««Lorsqu’un Prince se rend maître d’un Etat qui vivait en liberté avant cette conquête, il n’a que trois choses à faire pour n’en être dépossédé: la première est de le détruire entièrement ; la seconde, d’y aller demeurer personnellement ; et la dernière est de le laisser vivre sous ses lois, en le rendant tributaire et en y établissant l’autorité d’un petit nombre de gens qui vous le conservent: car ces gens-là ne pouvant subsister que par votre appui, emploieront tout leur pouvoir pour maintenir un Prince qui les soutient eux-mêmes ; et certes, le meilleur moyen de conserver des États accoutumés à être libres, c’est de les faire gouverner par leurs propres citoyens.

L’on en voit des exemples chez les Spartiates qui possédèrent Thèbes et Athènes en y établissant un gouvernement administré par quelques personnes; à la fin, pourtant, ils perdirent ces deux villes. Les Romains, d’autre part, ne voulant pas perdre Capoue, Carthage et Numance, les détruisirent et n’en furent point dépossédés. Ils voulurent aussi gouverner la Grèce comme avaient fait les Spartiates, en la laissant libre et avec son ancien gouvernement; mais cela ne leur réussit pas, en sorte qu’ils furent contraints d’en détruire entièrement plusieurs villes pour posséder tranquillement les autres. Et pour dire la vérité, il n’est point de moyen bien assuré pour conserver un État libre qu’on aura conquis, que de le détruire ; car si vous ne le faites pas, il vous détruira vous-même, parce qu’il a toujours ce nom de liberté pour refuge; et il ne peut oublier ses anciennes lois et son ancien gouvernement, quelques bienfaits que le peuple ait reçus de son nouveau maître, et quelque temps qu’il y ait qu’il a perdu sa liberté. Quelque chose donc que vous fassiez d’autre part, et quelque précaution que vous preniez, si vous ne séparez et ne dissipez la plupart des habitants d’un Etat libre, ils n’oublieront jamais qu’ils l’ont été; à la moindre occasion ils auront recours à leurs anciennes lois, comme fit Pise, après avoir été si longtemps soumis aux Florentins.

Mais Lorsqu’un Etat nouvellement conquis était, avant cela, gouverné par un Prince, il n’y a qu’à en éteindre la race: parce que les peuples, étant, d’un côté, accoutumés à être soumis, et de l’autre, n’ayant plus leur ancien maître, ne seront jamais d’accord entre eux pour s’en donner un nouveau de leur choix; et ils ne savent comment s’y prendre pour se rendre libres. Tout cela les rend plus paresseux à prendre les armes. Il est donc bien plus aisé à un nouveau conquérant de s’établir dans leur esprit et de s’assurer d’eux. Mais dans les Républiques, il y a beaucoup plus de ressentiment, et elles sont animées d’un plus grand désir de vengeance, parce que le souvenir de leur ancienne liberté ne peut les laisser en repos. Aussi le plus sûr est-il de les détruire, ou d’y aller faire sa résidence.»»

La guerre est une affaire sérieuse qui requiert un plan et une préparation au préalable. Proverbes 24: 6 «Calcule bien ton affaire si tu pars en guerre et assure ta victoire en prenant beaucoup de conseils.» Sans la moindre doute, c’est en connaissance de cause que le FPR Inkotanyi a provoqué le drame rwandais pour s’établir en maître intraitable. Il est difficile de savoir si Paul Kagame lui-même a étudié le livre «LE PRINCE» de NICOLAS MACHIAVEL mais parmi ses conseils et ses stratèges influents, ils s’en ont servi.

Le FPR Inkotanyi a été et est une force étrangère par rapport aux institutions préexistantes avant le 04 juillet 1994. Avant son investiture, le peuple rwandais fut libre dans une république depuis le 25 septembre 1961. Pour conquérir un tel pays et ne pas en déposséder par la suite, trois règles sont établis par Nicolas MACHIAVEL:

1. Le détruire entièrement: Paul Kagame et les siens se sont distingués à détruire la population rwandaise hutu-tutsi-twa trouvées sur place à tel enseigne qu’ils se targuent sans vergogne d’avoir Reconstruit le Rwanda à partir de ses décombres. Toutes les collines rwandaises ont été saccagées, et ses populations dépouillées de leurs vies, leurs terres et de leurs maisons, en faveur des exilés tutsi. Quant à ceux qui ont perdu leurs biens, et il n’y a rien à craindre de leur part, vu qu’ils sont morts, dispersés et pauvres ; et tous les autres laissés en paix chez eux, y demeurent sans penser à troubler l’Etat, dans la crainte d’être tués, chassés à leur tour, comme leurs compatriotes. L’introduction des Imidugudu, la redistribution des terres et leurs partage avec les nouveaux revenants entre autres comme exemple.

Au niveau des institutions, le système francophone d’alors a été remplacé par un système anglophone. La subdivision territoriale et le nom des lieux idem, ont été revisités, et la monnaie, le drapeau, l’hymne nationale, les immatriculations des véhicules… ont été changé.

2. Demeurer personnellement dans le pays :
Le retour des exilés tutsi militaires comme civils a marginalisé le reste de la population rwandaise en occupant les différents postes clés de l’administration et l’économie. La mort des hutu-tutsi-twa, l’emprisonnement de masse des hutu, et la foule des réfugiés hutu déversé dans les pays voisins a favorisé l’enracinement facile du FPR Inkotanyi dans le paysage rwandais à l’aide de la destruction, du pillage et la terreur.

3. «Laisser vivre la population sous ses lois, en le rendant tributaire et en y établissant l’autorité d’un petit nombre de gens qui vous le conservent: car ces gens-là ne pouvant subsister que par votre appui, emploieront tout leur pouvoir pour maintenir un Prince qui les soutient eux-mêmes; et certes, le meilleur moyen de conserver des États accoutumés à être libres, c’est de les faire gouverner par leurs propres citoyens.»

Ce dernier point est traduit selon la composition du premier gouvernement de Faustin TWAGIRAMUNGU et son président Pasteur BIZIMUNGU, leurs ministres et militaires, préfet,… issus de la communauté rwandaise Hutu ont contribué à légitimer et asseoir l’autorité du FPR Inkotanyi. RUCAGU Boniface s’est déjà acclamé d’avoir contribuer à faire échec aux Abacengezi. Ce groupe de gens a existé grâce à l’appuies du FPR Inkotanyi beaucoup d’entre eux ont fait défection car habitué à la liberté comme les Abacengezi d’ailleurs ne pouvaient pas se soumettre longtemps à la diktat des nouveaux maîtres de lieu parce que, auparavant ils vivaient en liberté. Le personnel actuel du régime de Paul Kagame est entièrement tributaire sans quoi la pauvreté les guette.

La conclusion de cet article est le résumé en couverture du livre «LE PRINCE» de NICOLAS MACHIAVEL. Il sied à souligner avec appui que l’immoralité et le mépris de la vie humaine qui ont caractérisé les aristocrates tutsi et leurs héritiers du FPR Inkotanyi, sont la source en partie de la haine et de la violence entre hutu-tutsi au Rwanda.
Les trois règles énoncés par Nicolas MACHIAVEL ont été bel et bien observé par les Inkotanyi. Ecclesia 1: 4 « Une génération s’en va, une autre vient, et la terre subsiste toujours. 9 Ce qui a été, c’est ce qui sera, et ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera, il n’y a rien de nouveau sous le soleil. »

Le résumé du livre LE PRINCE:

«En 1513,Nicolas MACHIAVEL dédie un petit manuscrit à Laurent de Médicis, alors maître de Florence. Ainsi, il entend transmettre la « connaissance des actions des grands hommes », qu’il tire de sa longue expérience politique, et définir avec précision les qualités et les attitudes indispensables à qui veut être prince.
MACHIAVEL engage son prince à chercher le chemin de la vérité, à se concilier avec le peuple, en somme, à songer à la prospérité et au salut de tous. Mais par quels moyens ? Les lois ou la force ? Peu importe, puisque « la fin justifie les moyens ». N’appréciant l’action qu’a travers son efficacité, Machiavel ignorait sciemment l’éducation morale qui sied aux rois : cela vaudra à l’ouvrage d’être accusé d’immoralisme.»

Jean UWIZEYE

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