LE PRINCE DE NICOLAS MACHIAVEL: CHAPITRE1 ET CHAPITRE 2.

LE PRINCE DE NICOLAS MACHIAVEL
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Tout le monde connaît l’expression « machiavélique » mais combien de gens qui ont eu l’occasion de lire son œuvre « LE PRINCE»? Parce que je trouve bien que ce livre traduit mieux le code ésotérique de KALINGA et aujourd’hui du FPR INKOTANYI. Victimes du génocide hutu de 1972 au Burundi et depuis 1990 au Rwanda, tout hutu devrait cette fois-ci comprendre pourquoi nos élites sont poursuivis et détruits comme c’est le cas pour Félicien KABUGA. Pourquoi nous sommes impuissants à nous relever de la défaite de 1994. En outre de cela sachez que l’école de penser machiavélique est génocidaire bien qu’à cet époque le mot « génocide » n’exista pas. Génocidaire car à tous les coups il préconise d’anéantir les élites (la ligne régnante seule légitimée à gouverner) et la destruction de la population en la réduisant dans l’incapacité de se défendre. À l’image de ce que les hutu rwandais vivent et vécurent du temps de la monarchie Nyiginya-tutsi.
Dans le passé précolonial, il suffisait de détruire la ligne régnante du roi pour s’approprier de son Royaume et de le conserver. Faute d’un successeur légitime, la population faisait allégeance au nouveau Prince étranger. Dans le monde moderne, c’est toutes les élites du pays qui sont condamnés à disparaître et le reste de la population est maintenue dans l’ignorance. Au Burundi les hima tutsi ont relevé ce défi en 1972. Tandis qu’au Rwanda la majorité a pu fuir à l’étranger mais neutralisé par les accusations infondées du génocide dit tutsi. Aujourd’hui les limites de l’école de penser machiavélique réside dans le système éducatif moderne et le droit d’axile qui permettent de renouveler les élites indépendamment de la volonté du FPR Inkotanyi. Avec une bonne éducation et de la fortune le système des Inkotanyi peut être challengé par la nouvelle génération. Mais comprendre d’où nous venons politiquement est l’objet de mon écrit et à venir à l’aide du livre LE PRINCE de NICOLAS MACHIAVEL. Prenez NICOLAS MACHIAVEL pour un umwiru qui s’est donné la tâche de former un futur Roi. Ici il s’agit de voir l’éducation et conseils donnés à un Prince pour résigner en maître et non à un tutsi.

INTRODUCTION DU LIVRE LE PRINCE DE NICOLAS MACHIAVEL

NICOLAS MACHIAVEL À LAURENT LE MAGNIFIQUE FILS DE PIERRE DE MEDICIS

Ceux qui veulent bien faire leur cour à un Prince, s’introduisent auprès de lui en lui présentant ce qu’ils ont de plus précieux ou ce qu’ils savent convenir le mieux à son inclination ; c’est ce qui donne lieu à tant de différents régals qu’on lui fait, de chevaux, d’armes, de drap d’or, de pierres précieuses, enfin de tout ce que l’on croit digne de la grandeur d’un Souverain. Cet usage est cause, qu’ayant dessein de vous donner des marques de ma soumission, j’ai cherché parmi tout ce que j’ai de plus cher et de plus digne de vous être présenté ; et j’ai rien trouvé qui le méritât davantage que LA CONNAISSANCE DE LA CONDUITE DES GRANDS HOMMES, QUE J’AI ACQUISE PAR UNE LONGUE EXPÉRIENCE DE CE QUI EST ARRIVÉ DE NOS JOURS, ET PAR UNE CONTINUELLE ÉTUDE DE L’ANTIQUITE. Après avoir donc bien médité et bien examiné cette matière, je l’ai réduite dans un petit volume que je dédie aujourd’hui à Votre Grandeur. Il est vrai que ce travail n’est peut-être pas tout à fait digne de vous, quoique je m’assure que votre bonté vous le rendra agréable ; surtout quand vous aurez considéré qu’il n’est pas en mon pouvoir de vous présenter quelque chose qui vaille mieux qu’un petit ouvrage dans lequel vous pouvez apprendre en peu d’heures tout ce que J’AI APPRIS EN TANT D’ANNEES, avec mille travaux et mille disgrâces. Je n’ai point rempli ce discours d’ennuyeuses réflexions, de paroles ampoulées et magnifiques, ni d’autres affectations d’une éloquence extrinsèque, comme c’est l’usage de bien des gens qui écrivent : et j’ai évité tout cela, parce que je suis persuadé qu’un ouvrage ne doit plaire que par la vérité, le bon sens et l’excellence de son sujet.
Ne croyez pas, au reste, que ce soit une présomption, à un homme D’INFIME ET BASSE CONDITION, DE DISCOURIR DE LA CONDUITE DES PRINCES, ET DE LEUR DONNER DES RÈGLES POUR GOUVERNER LEURS ÉTATS : car vous n’ignorez pas que les peintres qui veulent dessiner un paysage, s’abaissent contre terre, dans les lieux bas, afin de mieux reconnaître les montagnes et toutes les hauteurs : quand, d’autre part, ces mêmes peintres veulent bien s’apercevoir comment sont faits les vallons, ils se postent sur des éminences ; ainsi, pour bien juger de la nature des peuples, il faut être particulier.
Plaise à Votre Grandeur d’accepter ce petit présent dans l’esprit avec lequel je vous l’offre : car si vous le lisez avec SOIN, ET SI VOUS Y FAITES UN PEU DE RÉFLEXION, VOUS Y DÉCOUVRIREZ AISÉMENT LA PASSION QUE J’AI DE VOUS VOIR ÉLEVÉ À LA GLOIRE QUE LA FORTUNE ET VOTRE MÉRITE VOUS PRÉPARENT. Mais si du faîte de votre élévation, vous vouliez un peu jeter la vue dans les lieux les plus bas, vous apercevriez avec combien d’injustice je souffre les longues et cruelles persécutions de ma mauvaise destinée.

CHAPITRE 1.

DE LA DIFFÉRENCE QUI SE TROUVE ENTRE LES ÉTATS QUI OBÉISSENT À DES PRINCES ; ET QUELS SONT LES DIFFÉRENTS MOYENS D’EN PRENDRE POSSESSION.

Tous les États et toutes les seigneuries qui ont eu l’empire sur les hommes, se sont toujours gouverné, ou en forme de République, ou en forme des Principautés dont quelques-unes sont héréditaire, le Prince ne les possédant que comme une succession qui lui vient de ses ancêtres.
Quelquefois un Prince parvient tout d’un coup à cette dignité, n’ayant été jusque-là qu’un particulier : comme à Milan, François Sforza. Souvent aussi, la souveraineté d’un Etat tombe entre les mains d’un Prince qui en possédait déjà d’autres par le droit de succession : et les pays de Nouvelle conquête deviennent des dépendances des pays héréditaires. C’est ce que le Roi d’Espagne a fait à l’égard du royaume de Naples. Ces nouvelles conquêtes étaient des États libres ou des États soumis à un Prince ; on en devient maître par ses propres armes, par celles de ses alliés, par la Fortune ou par la valeur.
Fin premier chapitre.

CHAPITRE 2.

DES SOUVERAINETÉS HÉRÉDITAIRES.

Je ne parlerai point à présent des Républiques, parce que c’est une matière que j’ai déjà traitée à fond dans mes autres ouvrages. Je m’attacherai seulement à ce qui regarde les Principautés : et en suivant l’ordre que je viens de marquer, j’examinerai comment on peut gouverner et conserver cette sorte d’Etats.
Ceux qui sont héréditaires et assujettis au sang de leur Prince, sont bien plus aisés à gouverner que les autres, parce que, POUR VOUS Y MAINTENIR, VOUS N’AVEZ QU’À NE RIEN INNOVER DANS LA MATIÈRE DONT VOS ANCÊTRES LES ONT CONDUITS ; ET POUR LE RESTE, TEMPORISER DANS LES ACCIDENTS QUI PEUVENT SURVENIR. Ainsi, pourvu qu’un Prince ne soit pas tout à fait sans conduite, il est assuré de conserver toujours son État, à moins qu’un voisin beaucoup plus puissant que lui ne l’en dépouille ; et même quand cela arriverait, il peut compter de rentrer en possession de ses biens, pour peu qu’il arrive de disgrâce au nouveau conquérant. Nous en avons un exemple en Italie, dans le Duc de Ferrare, qui soutint toutes les attaques des Vénitiens, en l’an 1484, et ensuite celles du Pape Jules, en 1510, par cela seul qu’il possédait ses États de père en fils. Ce qui rend, en effet, un Prince si ferme dans un État héréditaire, c’est qu’il n’est pas obligé d’établir des nouveautés odieuses pour se maintenir, ce qui fait que tout le monde l’aime ; et il sera toujours aimé de même, à moins qu’il ne se rende haïssable par des défauts extraordinaires. Car il est certain que, quand une maison a été longtemps en possession de la souveraine puissance dans un État, le souvenir des troubles est entièrement effacé, et les occasions d’en exciter de nouveaux ne peuvent pas renaître aisément ; car un changement sert toujours de fondement à un autre.

Fin chapitre 2.

Jean UWIZEYE

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