FELICEN KABUGA FACE À UNE JUSTICE PALLIATIVE.

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Partie 1.

Qui est mieux que Lui? L’homme le plus riche du Rwanda, qui est plus un hutu, est bien placé pour reconnaître les biens faits de la Révolution rwandaise de 1959 et de la République qui en découla ? Félicien KABUGA est Un hutu de plus ; dans le tourbillon d’une liquidation judiciaire des régimes hutu rwandais. L’Homme d’affaires FELICEN KABUGA recherche depuis au moins 25 ans par les liquidateurs judiciaires désignés par le TPIR vient de réapparaître ; était-Il vraiment en cavale ou était-Il sous séquestration ? Surnommé par ses détracteurs de financier du génocide dit tutsi. Le lynchage médiatique à son encontre ne laisse aucun doute sur l’issue de son procès. Va-t-Il subir son viol de façon constante comme le premier ministre Jean KAMBANDA ou il va se débattre malgré l’inconvénient de Son âge avancé ? À son âge, Il a plutôt besoin des suivis médicaux pour sa vieillesse, des soins palliatifs car comme dirait Le Général De Gaule «la vieillesse est naufrage».

Les occidentaux obsédés par se soustraire de la justice internationale dans le financement de ce qu’ils ont appelé génocide dit tutsi, vont certainement pervertir la justice une fois de plus ; pour trouver un coupable idéal, un bouc émissaire parfait. À ce jour, les différents jugements à travers le monde en rapport avec le soi-disant génocide dit tutsi sont semblables à des remèdes palliatifs. Car les vrais coupables sont au pouvoir à Kigali sous la protection des suppremacistes blancs.

Le Rwanda pays pauvre sans ressources naturelles pour subvenir à ses besoins a toujours été financé largement par les occidentaux depuis son indépendance (le 01 juillet 1962) à ce jour. Il faut dire que, le Rwanda avait choisi son camp durant la période de la guerre froide ; froid que pour les populations des grandes puissances, ailleurs c’était chaud et sanglant. L’Articlé 39 de la constitution rwandaise du 24 novembre 1962 témoigne dans ce sens : «toute activité et propagande communiste sont interdites». Sans les aides multiformes aux pays en voie de développement les régimes rwandais successifs n’auraient pas pu fonctionner. Avant la fatidique date du 06 avril 1994, avant que les choses ne tournent au vinaigre, tout les bailleurs de fond étrangers étaient engagés financièrement au Rwanda de Juvénal HABYARIMANA, dans les différents projets et institutions rwandais. À ce titre pourquoi le tribunal ne fait pas comparaître les autres financiers du Rwanda comme La France, La Belgique, les USA Le Royaume-Uni, La Suisse le FMI, la Banque Mondiale… Car il s’agit de la liquidation de la personne morale dont ils n’ont cessé de soutenir à ce jour. FELICEN KABUGA est plutôt un bouc émissaire et un arbre qui cache bien mal la forêt ; un millionnaire en franc rwandais loin d’être en mesure de financer un État à Lui tout seul. Son premier crime est d’être naît hutu qui plus est un riche. Le président des interahamwe, un tutsi n’a jamais été inquiété par les tribunaux et celui qu’on dit lui avoir financé, sa tête a été mis à prix depuis 26 ans.

Cet Homme est peut-être un citoyen engagé, courageux et avait ses limites financières comme tout les rwandais. Certainement, Il était parmi les plus nantis avec tout les avantages qui vont avec c’est-à-dire avoir un carnet d’adresse enviable. Un coupable parfait, Lui, qui est membre par mariage de la famille du feu Président Juvénal HABYARIMANA. Membre du MRND, parti politique accusé de tout et de rien. Engagé dans la défense de sa patrie ! Lui qui sait combien les hutu ont eu du mal à arracher leur liberté longtemps confisquée par les aristocrates tutsi.
À 85 ans et ayant scellé son mariage en 1959, si c’est vrai avec une tutsi ; Lui, L’homme le plus riche du Rwanda, qui plus est un Hutu, devait-il être le premier à se dérober face à la guerre des descendants des aristocrates tutsi ? À son âge, à l’époque de la guerre civile rwandaise, Il savait que seul le Roi Nyiginya-tutsi était le propriétaire du Rwanda ; toutes les femmes furent la propriété du Roi, les bovins idem, la richesse, jamais un hutu sous le règne des Tutsi n’eût ni richesse ni donner en mariage à un enfant au sommet de l’Etat… Il faut avoir un mémoire court pour oublier le sort des serfs hutu à peine trente ans après la Révolution de 1959. Devait-Il trahir son parti politique, son Président, Sa Famille ? Tout simplement, Lui, Qui avait beaucoup de richesse acquise avec beaucoup de peine, N’était-Il pas encore Lui, le premier Qui avait beaucoup à perdre à l’avènement de la contre révolution de 1959 ? Son engagement politique était légitime et légal.

Avant tout, les réflexes tribaliste n’ont jamais été la première démarche ni premier souci pour des hutu ; le droit à la patrie, le droit à la pleine citoyenneté, le droit de propriété, le droit d’entreprendre, les libertés individuelles, la sécurité, la participation politique dans la vie courante de notre pays… furent et sont l’objet de notre combat. Sous le règne de la monarchie Nyiginya-tutsi ces droits fondamentaux n’existèrent pas pour les hutu. A l’opposé, les riches tutsi comme Kajeguhakwa Evariste, Rwigara Assinapol… eux à qui la république hutu avaient été fertile ont tout perdu en soutenant la rébellion tutsi pour des raisons et raisonnement tribalistes. Sinon où est la démocratie et le vivre ensemble au Rwanda au bout de la victoire militaire des Inkotanyi ?

À chaque fois que, les problèmes sociaux politiques rwandais prennent une tournure tribale, c’est toujours du fait de l’égoïsme d’un certain nombre d’aristocrates tutsi très influents et ayant une main mise sur la communauté tutsi. Un exemple parlant et patente est ce qui a été appelé génocide tutsi. Tout le monde sait qu’il a eu un drame national qui a ébranlé toute la composante de la population rwandaise de façon identique et pourtant le régime tutsi de Paul Kagame a confisqué le droit de mémoire des hutu. Une exclusion flagrante aux yeux du monde entier même les parrains du régime sanguinaire en sont troublés. Créant ainsi un problème tribal qui risque de dégénérer en violence communautaire si rien n’est fait.

Dans le dossier d’accusation de Monsieur Félicien KABUGA, tout laisse apparaître que, comme pour le reste des dossiers des autres accusés hutu un procès hautement motivé par des raisons politiques et tribalistes. Le TPIR et les autres tribunaux nationaux ou étrangers ont été largement discriminatoires en faveur des Tutsi et les occidentaux leurs complices. Et l’ironie du sort c’est que ces tribunaux ont été chargés de juger les crimes qui ont eu lieu en se fondant sur des bases discriminatoires.

Le fond de l’affaire, en soi, est vide. Pour éteindre la curiosité des uns et des autres examinons les accusations à partir des données disponibles. Lorsqu’on s’intéresse au stock de machettes, en question dans l’accusation, cela ne représente pas grand-chose en terme de valeur et de volume pour un importateur de Son acabit :
https://sc01.alicdn.com/kf/HLB1GelwRIfpK1RjSZFOq6y6nFXaG.jpg

25 tonnes de machettes pour une machette pesant 0,650 kg cela équivalent à 38 461 machettes. Sachant que le prix actuel sur le site alibaba.com est de 1,76 € l’unité pour une commande de 1 200 machettes. En terme de volume, 25 tonnes c’est juste la capacité de charge utile d’un conteneur 40 pieds.
https://www.capsa-container.com/container/146/container-40-pieds-dry/

Pour la période de l’année 1993 et 1994 il est dit que : en tout, dans cet affaire Monsieur Félicien KABUGA avait 88 461 machettes (25 Tonnes +50 000 unités ) pour une valeur actuelle de 88 461 ×1.76€ = 155 691.36 €
Selon le mode de conditionnement et le volume de cette marchandise, 3 à 4 conteneur 40 pieds sont suffisants pour l’acheminer au bon port. Sachant que un ensemble routier avec 5 essieux à une charge utile de 30 tonnes au moins.
https://www.senat.fr/rap/r12-644/r12-64412.gif

L’une des politiques d’achat des grossistes est d’acheter en grand volume pour bénéficier des rabais, ristournes et également d’optimiser le prix de transport en ayant un conteneur bien chargé et plein. Le gestionnaire de stock quant à lui a l’obligation de maintenir le niveau de stock minimum. La politique commerciale de toutes les entreprises envers ses clients est d’éviter d’avoir une rupture d’approvisionnement car ce genre des choses les fait perdre la confiance et fidélité au profit des concurrents. Pour un grossiste avoir un stock important est normal. L’inconvénient, c’est le coût de stockage (gardiennage, dommages de la marchandise, vol…). La dernière chose et pas la moindre, en vente, un contrat est formé même à l’absence de l’écrit. Cela implique un transfert de responsabilité et de propriété à l’acheteur. Le client final est le seul responsable de la garde de sa marchandise. Autrement les usines d’armement et de machettes devraient eux aussi comparaître à la barre des accusés.

Pour prouver la vente ou la distribution des machettes aux soi-disant interahamwe, en dehors des factures, virements bancaires ou des images vidéo, photos, le reste, ça sera de la parole contre la parole. Il faudra aussi que les prégnants prouvent que Monsieur Félicien KABUGA a vendu, importé ou distribué les machettes en sachant pertinemment que cette marchandise va constituer un arsenal pour les tueurs.

En somme, l’histoire de machettes est ridicule. Faire partie de la famille Juvénal HABYARIMANA n’a rien d’illégal. Défendre son pays est louable y faillir est préjudiciable et est son crime inique. Il a le tort de tout les vécus. Au reste des accusations de génocide, conspiration attente à commettre génocide… C’est delà que, le procès est politique. Personne, absolument personne ne peut prouver que la politique de défense rwandaise du temps du président Grégoire KAYIBANDA et Juvénal HABYARIMANA consista à éliminer les tutsi. Si c’est le cas, les coopérants militaires étrangers, les centres d’instruction étrangers, les vendeurs d’armement sont dans le même cas de figure que FELICEN KABUGA. La personne physique (FELICEN KABUGA) est différente à la personne morale (État rwandais, la RTLM…) qui est mise en cause dans le génocide dit tutsi. Quelle est sa responsabilité en tant que chef d’entreprise, président du comité d’initiative de la RTLM SA dans l’autre accusation ?

La société Anonyme RTLM à été créée en respectant la législation en vigueur à son époque au Rwanda :

CONVENTION D’ETABLISSEMENT ET D’EXPLOITATION DE RADIODIFFUSION OU DE TÉLÉVISION

Entre le GOUVERNEMENT DE LA République RWANDAISE représenté par le Ministre de l’Information Monsieur Faustin RUCOGOZA; et la RADIO TELEVISION LIBRE DES MILLES COLLINES(R.T.L.M.) représentée par Monsieur Félicien KABUGA, Président du Comité d’Initiative de la R.T.L.M. d’autre part;

Vu la constitution de la République Rwandaise, spécialement dans son article 18;
Vu la loi n°54/91 du 15 Novembre 1991 sur la presse, spécialement dans les dispositions de son article 36;

IL A ETE CONVENU CE QUI SUIT:

Portée de la convention

Article Premier : La présente convention se limite exclusivement à l’aspect presse. Les considérations autres que celles relatives à cet aspect ne devront référer qu’aux règles qui les régissent.
Obligations du Gouvernement

Article 2 : Le Gouvernement Rwandais reconnaît la R.T.L.M. comme Entreprise pouvant établir et/ou exploiter une Radiodiffusion et/ou une Télévision sur le territoire national.

Article 3 : Le Gouvernement ne doit pas s’immiscer, quels que soient les moyens à utiliser, dans la préparation et la production des programmes de la R.T.L.M. Toutefois le Gouvernement se réserve le droit de suspendre tout programme non conforme à la politique nationale en matière d’information.
Obligation de la R.T.L.M.

Article 4 : La R.T.L.M. s’engage à fournir en trois exemplaires un document Comprenant les éléments suivants :
– L’identité du propriétaire ou du Directeur et l’acte constitutif.
– La description technique ;
– L’étendue du marché envisagé ;
– Le cahier des charges relatifs à la nature des programmes;
– Le plan de financement à moyen terme.

Toute modification de l’un de ces éléments doit être portée à la connaissance du Ministre ayant l’information dans ses attributions.

Article 5 : La R.T.L.M. s’engage à :
1. – Respecter le principe du droit du peuple à l’information et le droit de rectification, de réponse et de réplique ;
2. – NE PAS DIFFUSER LES ÉMISSIONS DE NATURE À INCITER À LA HAINE, À LA VIOLENCE ET À TOUTE FORME DE DIVISION ;
3. – Tenir à la disposition du public ses conditions générales, ses règlements sur la publicité, son compte d’exploitation et son bilan;
4. – Obligatoirement enregistrer toutes les émissions et conserver, pendant au moins trois mois, les enregistrements et documents y relatifs.
Si, dans ce délai, une réclamation ou une plainte portant sur une ou plusieurs émissions est déposée, l’obligation de conserve
les enregistrements, pièces et documents s’éteint à la clôture définitive de la procédure;
5. – Se conformer aux dispositions des instruments internationaux et nationaux qui régissent les Télécommunications.
6. – Promouvoir la formation professionnelle de son personnel technique ;
7. – Respecter la charte de déontologie et des droits des Journalistes du Rwanda.

Article 6 : La R.T.L.M. doit, dans ses annonce publicitaires, se conformer à ce que la publicité faite soit nettement séparée des autres éléments du programme par un signal acoustique ou optique particulier. Son début et sa fin doivent être clairement identifies. Le diffuseur s’interdit de faire une publicité mensongère, fallacieuse, celle qui présente un caractère de concurrence déloyale.

Jean UWIZEYE

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