RWANDA : Paul KAGAME à la recherche des temps perdus

DictatorKagame
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Les deux guerres les plus puissantes à vaincre sont le temps et la patience (Lea Tolstoi)

Commençons par cette chanson :

R/Cueillons  les fleurs de l’espérance et rallumons notre bougie,

Chacun de nous est une chance, là où il est, là où il vit.

  1. certains disent que Dieu est devenu aveugle, mais c’est avec nos yeux qu’il peut voir aujourd’hui.
  2. Certains disent que Dieu est devenu muet, mais c’est avec nos voix qu’il s’exprime aujourd’hui.
  3. Certains disent que Dieu est devenu manchot, mais c’est avec nos mains qu’il construit aujourd’hui.
  4. Certains disent que Dieu est devenu absent ; mais c’est avec notre cœur qu’il redonne la vie.

Paul KAGAME face aux FDLR/ Un châtiment de Sisyphe

Sisyphe a été conduit à devenir l’un des grands suppliciés du tartare (l’endroit le plus profond de la terre). La dénonciation de Zeus, l’enchainement de  Tathanos, la ruse utilisée pour quitter le royaume des morts, la première fois qu’il y a été envoyé, ou encore d’autres méfaits évoqués dans des traditions isolées, telle la cruauté dont il a fait preuve pendant son règne. Quoi qu’il en soit, les dieux lui imposent pour l’éternité un terrible supplice. Enfermé dans le tartare, Sisyphe doit sans cesse rouler jusqu’au sommet d’une montagne un rocher, qui retombe systématiquement. Cette condamnation ancienne, est mentionnée par Homère dans l’odyssée. « Et quand il était près d’atteindre ce fait, alors la force lui manquait, et l’immense rocher roulait r jusqu’au bas, et il recommençait de nouveau, et la sueur coulait de ses membres et la poussière s’élevait au-dessus de sa tête. »

Depuis plus de vingt ans, Paul KAGAME est hanté par l’existence des FDLR, formées par les rescapés du génocide hutu par l’armée patriotique rwandaise (APR) de Paul KAGAME à l’Est du Congo.  Il a utilisé tous les moyens possibles pour les exterminer. Mais Dieu a dit non « qu’il y aura toujours des survivants ». Ce qui donne à Paul KAGAME une insomnie grandissante (le châtiment de Sisyphe). Actuellement, Paul KAGAME est dans le châtiment de Sisyphe. Quand TV5 Monde nous annonce qu’il a été évacué dar dar à Londres le 28 mars 2020 pour suspicion d’être atteint par le Covid-19, j’ai vite compris qu’il a été envoyé dans le tatare pour purger sa peine. Mais après avoir négocié avec les dieux de l’enfer (ses patrons occidentaux), il est revenu sur terre pour qu’il paye ses forfaits avant d’être attrapé par une mort inconnue (vieillesse ???). A la sortie de son hospitalisation pour le covid-19, Paul KAGAME est sorti en proie à un trouble absolu et son trouble ne fait que s’accroitre. Actuellement, il ne parvient pas à exprimer son émotion ni par des mots ni par les exclamations.

Le sentiment de dégout infini a commencé à l’oppresser et à lui retourner le cœur, et il ne sait où se mettre avec cette angoisse. S’il pouvait marcher sur le trottoir, il serait comme s’il était ivre, sans remarquer les passants et se cognerait contre eux.

Appel aux sauveurs de la patrie car le kagamisme est en délinquance.

Un régime qui s’affaiblit mais ne sombre pas.

Le comportement belliqueux de Paul KAGAME l’a conduit à l’isolement diplomatique, voire économique dans toute la région. L’économie rwandaise est aujourd’hui exsangue par la fermeture des frontières avec ses voisins, l’avènement de corona virus à l’échelle planétaire a conduit les choses aux pires.

Actuellement en refusant la démocratie ; le respect des droits de l’homme et des libertés, P. KAGAME s’engage  dans des coûteuses guerres en RDC, au Burundi, bientôt en Ouganda et en Tanzanie. Pourtant il n’y a pas de relâchement de l’Etat policier, ni defaschisation progressive. Il s’acharne pour maintenir le pays dans un étau, lui imposant le sacrifice belliciste des guerres contre les voisins. Une activité intellectuelle sans repos va nécessairement provoquer une hémorragie cérébrale à ce tyran dictateur sanguinaire. Il lui faut un groupe d’officiers patriotiques qui fomentent avec succès un putsch qui doit balayer cette tyrannie-dictature et ouvrir l’ère de la révolution.

 Ceux qui sont morts ne sont pas morts pour rien

Il n’y a rien de plus majestueux  que le courage déterminé dont font preuve les individus lorsqu’ils acceptent de souffrir et de se sacrifier pour leur liberté et leur dignité (Martin Luther KING).

Dans chaque bataille pour la liberté, la dignité et la réconciliation ; il y a des martyrs dont les vies sont sacrifiées et dont le sacrifice garantit la promesse de liberté. Notre exemple frappant, Kizito MIHIGO, connait aujourd’hui un destin plus glorieux que celui qu’il aurait pu avoir s’il n’était pas mort dans de telles circonstances. Il a donné sa vie pour garantir notre réconciliation. Ils l’ont tué parce que quelque chose d’étrange, quelque chose d’incompréhensible pour l’homme, se produise dans la volonté de Dieu et son enfant est aujourd’hui chez lui avec Dieu.

Peut-être la médiocrité de la conscience dont est dotée une franche de la minorité tutsie au pouvoir à Kigali, s’est-elle manifestée en toute clarté à l’enterrement de Kizito MIHIGO, martyr jusqu’à toute autre occasion. Aucun représentant du gouvernement n’y a assisté.

Certains d’entre nous n’arrivent pas à comprendre pourquoi Dieu avait permis que la mort et la destruction s’abattent sur ce jeune homme qui n’avait fait aucun mal à  personne. Il est entré sur la scène de l’histoire  depuis quelques années à peine, et pendant une certaine période où il a eu le privilège de tenir son rôle sur cette scène des mortels, il a tenu ce rôle extraordinairement bien. Maintenant le rideau est tombé, il s’en va vers la sortie, le spectacle de sa vie se termine. Il est désormais rattaché de nouveau à cette éternité d’où il est venu.

Ce jeune homme inoffensif ; innocent et merveilleux a été victime d’un des crimes les plus odieux, les plus haineux jamais perpétré contre l’humanité. Kizito MIHIGO est mort noblement. C’est un héros martyrisé, d’une sainte croisade pour la réconciliation et la dignité humaine au Rwanda. Il a quelque chose à nous dire dans sa mort, il a quelque chose à dire à tous les prélats de l’Eglise catholique du Rwanda qui sont restés silencieux après son assassinat. Il a quelque chose à dire à chaque rwandais (hutu et/ou tutsi) qui accepte passivement le système diabolique de l’ethnisme (ségrégation) et s’abstient de prendre position au beau milieu d’une lutte puissante pour la justice. Il nous dit que nous devons nous préoccuper non seulement de ceux qui l’ont assassiné mais aussi du système, du mode de vie et de la psychologie qui ont produit les assassins.

Sa mort nous dit que nous devons œuvrer passionnément et sans relâche pour faire du rêve du nouveau Rwanda une réalité. Kizito MIHIGO n’est donc pas mort en vain. Dieu a sa façon de faire en sorte que d’un mal résulte un bien. L’histoire nous prouve  encore que la souffrance imméritée est toujours rédemption.

A Paul KAGAME et à son groupuscule sanguinaire

Le sang innocent de ce jeune homme peut bel et bien devenir la force rédemptrice qui apportera une lumière nouvelle dans ce petit pays de ténèbres. La mort tragique de Kizito MIHIGO peut conduire notre nation à substituer une aristocratie du caractère à une aristocratie de la forme du visage. Le sang répandu de Kizito MIHIGO innocent peut amener l’ensemble des habitants de la région des grands lacs à remplacer ces extrémismes négatifs d’un sombre passé par les extrémismes positifs d’un futur radieux. La mort de Kizito MIHIGO survient après quelques jours de l’assassinat par le système de KAGAME du Lieutenant-Général Sylvestre MUDACUMURA.

Permettez-moi à présent de vous dire un mot, à vous tous, membres des familles endeuillées. Il est presque impossible de dire quoi que ce soit qui peut nous consoler en cette heure d’épreuve et qui chasse dans nos esprits les épais nuages de l’affliction. Mais, j’espère que nous trouvons un peu de consolation en songeant à l’universalité de cette épreuve : « la mort attend chacun de nous. »

il y a presque trois mois que l’armée de Paul KAGAME a envahi de nouveau le Congo pour exterminer des survivants des réfugiés HUTU à l’Est du Congo sans laisser les congolais eux-mêmes. Je suis convaincu que ces réfugiés regroupés au sein des FDLR se défendent bec et ongle pour traverser ne fût-ce qu’une nuit et/ou une journée de vie indemne.

 Mon message à nos enfants qui errent à la frontière de Rwanda et dans les forêts impénétrables du Congo, à nos jeunes marginalisés à l’intérieur du pays qu’on assassine jour après jour, à nos jeunes journalistes emprisonnés parce qu’ils mettent en lumière la misère et la pauvreté de la majorité de notre population.

Il y a une démocratie étonnante dans la mort, ce n’est pas une aristocratie réservée à quelques-uns, mais une démocratie pour tout le monde.

-les rois meurent et les mendiantes meurent.

-les vieux meurent et les jeunes meurent.

-la mort attend l’innocent et le coupable. La mort et l’irréductible dénominateur commun de tous les hommes.

Chers compatriotes, amis et frères, j’espère que nous pourrons trouver une consolation du christianisme selon laquelle la mort n’est pas la fin. La mort n’est pas un point final qui vient terminer la grandiose phrase de la vie, mais une virgule qui lui sert d’articulation avant quelque expression d’une signification plus haute. La mort n’est pas une impasse qui conduit la race humaine à un état de néant, mais une porte ouverte qui conduit l’homme à la vie éternelle. C’est dans ce sens  que l’âme de Kizito MIHIGO est allée tout droit au ciel.

Que cette foi audacieuse, que cette idée grandiose  et invincible nous soutienne de toute sa puissance pendant des jours d’épreuve, car la destinée de notre pays et en jeu.

La Patrie ou  la mort

Paris

Dr Jules MUHOZI

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