LE RÔLE DE LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE DANS LE CARNAGE RWANDAIS

impunzi1994
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Une certaine dominante lecture des événements du Rwanda s’est imposé dans les médias. Les salons du livre et la toute puissante machine de production américaine de la propagande qu’est Hollywood ne sont pas en reste. Une histoire fausse, une dérivé de la véritable vérité est propagé sciemment pour protéger le régime du FPR Inkotanyi, et pour nuire à la communauté hutu. La communauté internationale a-t-elle réellement abandonné les rwandais? Témoin oculaire dès l’aube du carnage rwandais seule puissance en mesure de s’interposer entre les belligérants. L’irruption de la violence en avril 1994 en direct sur tous les médias sans la moindre volonté de se soustraire à un regard indiscret est la preuve de l’impuissance des populations civiles et les autorités sensés les venir en aide. Le déploiement des forces onusiennes était une dissuasion et l’objectif recherché était de parier à un tel désastre. Que s’était il passé et pourquoi la version actuelle des événements est fausse?

Vae victis! Malheur aux vaincus!
Dès le meurtre des 10 casques bleus belges, la communauté internationale s’est rangée du côté du FPR Inkotanyi. Ainsi de cette façon, un cède passage à gauche et à droite plus une obligation de foncer jusqu’à la victoire finale furent la priorité. Intervenir pour secourir les civils revenaient à prolonger l’espérance de vie et accorder une légitimité à un pouvoir hutu condamné d’avance à disparaître. C’est-à-dire qu’un long cesse le feu par conséquent une rupture de l’élan dans l’offensive finale risquait de faire disparaître les chances d’une victoire rapide. Pour cette raison les USA et ses pays satellites ont tout fait pour trouver mille excuses pour ne pas à avoir gêné l’assaut finale des hommes de Paul Kagame. Les rwandais n’ont pas étés donc abandonnés ils ont bel et bien étés sacrifiés pour introniser le FPR Inkotanyi.

Particulièrement et partiellement c’est en cela la version officielle est fausse. La population civile a été volontairement immolée par les vainqueurs en échange d’un changement de régime. Il y a une grande différence entre abandonner et immoler. L’ingéniosité dans la fameuse communication des inkata repose sur un retournement des situations désespérées en son avantage et sa main mise sur les médias dominantes.

Le chaos causé par le FPR Inkotanyi a été entretenu et alimenté pour justifier la poursuite des hostilités au nom de la course contre la montre pour se défaire des soi-disant génocidaires. Il était possible de sauver 99% des victimes hutu-tutsi à condition d’un cesse le feu prolongé. Le FPR Inkotanyi de connivence avec la communauté internationale n’en a jamais voulu. Pourquoi la France à travers son opération turquoise est au quotidien prise en partie par le régime de Paul Kagame et les siens?
L’opération turquoise était elle une opération génocidaire ou humanitaire?
La France est harcelé au quotidien par un régime sous le poids des dossiers criminels. Et à force de réciter à tort le récit des événements du Rwanda en fonction des desideratas d’IBUKA FRANCE et les mercenaires à la solde de Paul Kagame tel Alain Gautier, Bernard Kouchner…, son silence complice et son impassibilité sur la nature criminel du régime rwandais, un piége s’est refermé sur elle. Taxer à un pays partenaire de longue date de génocide! Non seulement la France aucun autre pays n’en sortira indemne. Avec la version du FPR Inkotanyi non seulement la France tout les autres pays et instances internationales doivent indemniser les tutsi car ils ont été longtemps partenaire du Rwanda dans le cas où ils plaident toujours coupable. Aider le régime de Paul Kagame à verser les larmes et le sang des hutu suffira-t- il à consoler les tutsi? Non, malheureusement toute l’argent disponibilisé à cet effet va à un cercle restreint de Paul Kagame. La preuve que la population ne compte pas. L’aide financier aux pays pauvres lorsqu’il est accordé à un pays coupable de génocide, ne constitue pas un acte de complicité? On le saura à la fin du règne des Inkotanyi.

Avec l’opération turquoise, la chronologie des événements d’Avril-Juillet 1994 en elle-même plaide en faveur de la France. Par exemple si la France avait eu l’intention d’intervenir au côté du gouvernement KAMBANDA, elle aurait bloqué par son veto l’embargo sur les armées décrété le 17 mai 1994, un mois avant l’opération turquoise pour avoir les coudées franches. La guerre se prépare tout de même. La France tout le long de cette période n’a pas mené une communication d’étouffement de la campagne médiatique de dénigrement du gouvernement intérimaire. Et bien qu’elle était au courant des massacres à grande échelle dans la zone des rebelles tutsi, elle choisit de venir sauver les tutsi déjà sauvé par les autorités en place elles-mêmes sous la menace de la défaite et du lynchage de la part des vainqueurs. La grande majorité des rescapés tutsi a été sauvé d’une façon ou d’une autre par les hutu. Et la prime de récompense se dispute entre la France et le FPR INKOTANYI.

L’opération turquoise était humanitaire pour les tutsi. La dérouté des FAR s’est fait plus ou moins en ordre. Elle n’avait rien à voir avec le pont aérien des américains au Vietnam ou encore l’évacuation franco-anglaise de Dunkerque en 1940 sous la menace de l’aviation des nazis. Ni les FAR ni le gouvernement KAMBANDA n’eurent besoin d’une évacuation pour traverser les frontières zaïroises. En Juillet 1994, la moitié du pays était encore derrière les lignes de front du gouvernement KAMBANDA. Les sommets de Kibuye, Ruhengeri et les forêts de Gishwati et Nyungwe permettent une poursuite des hostilités si le but de la France avait à voir à un maintien en place du régime hutu. La livraison d’armes en violation de l’embargo avec les aéroports de Goma, Kavumu près de Bukavu et kamembe à Cyangugu sous control de la force turquoise n’était pas possible avec cette présence gênante sous mandat de l’ONU. Toute la résistance s’est effondré à l’arrivée des français. Les intentions humanitaires de la force turquoise s’adressent uniquement au tutsi. Quelques hutu ont peut-être eu des biscuits protéines et le bandage des blessures liés aux massacres du FPR Inkotanyi.

Uniquement à l’endroit des Tutsi!
Car le génocide des hutu de l’autre côté de la ligne étaient en cours, la France avait l’obligation d’y intervenir et l’a ignoré tout en disposant la véracité des renseignements militaires et civils.
Le jeu de ping-pong entre Paul Kagame et la France à travers des accusations réciproques sont de nature à distraire l’opinion public. À faire diversions sur le drame qui continue d’endeuiller la région des grands lacs africains car en dehors du pillage des ressources du sous-sol congolais et le remodelage de la région l’autre but poursuivi par les suppremacistes blancs et tutsi et de barrer le retour des hutu au pouvoir. Toutes les conventions internationales en matière de protection des réfugiés ont été violées dans le seul but de neutraliser la communauté hutu.

En somme, la lecture des événements du Rwanda et de la géopolitique doit être effectué en se débarrassant de la propagande des uns et des autres y compris celle des hutu. La communauté internationale en particulier la France en 1994 de façon sournoise a vivement contribué à la déchéance des Forces Armées Rwandaise (FAR) et le gouvernement des Abatabazi.

Jean UWIZEYE

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