LA MARCHE (Ingazi) DE LA VICTOIRE MILTAIRE DE PAUL KAGAME ET LES SIENS DU 4 JUILLET 1994

inkotanyi
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Partie 1.

Le 04 juillet de chaque année au Rwanda des Inkotanyi, c’est un jour de gloire et de victoire sur les ex-FAR. C’est un jour de malheur pour l’ensemble de la population rwandaise. Comment expliquer au monde entier et surtout à nous-mêmes la périclite de notre peuple en des termes explicite et convaincant ? Qui sont les coupables et les failles dans le dispositif de la défense nationale ? Quelle fut la politique de défense nationale du régime HABYARIMANA ? Pour aborder le sujet qui est très délicat du fait des hommes et des femmes à mettre en cause pour leur rôle joué dans la vie politique rwandaise ; le choix et l’angle d’attaque a été trouvé dans le livre de SUN TZU intitulé « L’art de la guerre ». Le dernier chapitre du livre traite la question du service de renseignement tant militaire que civil de façon abondante mais en peu de mots, facile et large pour éclairer les moins renseignés. Le peuple rwandais a été trahi par les siens, les ministres, les hauts fonctionnaires, les militaires haut gradés et même les alliés étrangers… Dans les écrits de Mwarimu Mureme Kubwimana Bonaventure un nom d’un haut fonctionnaire Mark RUGENERA revient souvent parmi les taupes. Un de livre de NAHIMANA Ferdinand accuse FAUSTIN TWAGIRAMUNGU de collision avec l’ennemi. L’ex président Pasteur BIZIMUNGU, un otage entre les mains de ses ex compagnons dans le maquis, le Ministre NSEKALIJE… ne sont pas du reste dans la long liste des fossoyeurs du peuple rwandais. Les militaires haut gradés comme Marcel GATSINZI, Leonidas RUSATIRA… Les hommes d’affaires à qui le pays avait été fertile comme KAJEGUHAKWA, RWIGARA, MAJYAMBERE… Tout ce monde là étaient bien placé et introduit dans la sphère d’influence du régime HABYARIMANA. Furent-ils des taupes ou des torpilleurs ! Pour les uns et/ou les autres, il n’y a pas beaucoup de différence. Le résultat est le même.

L’UTILISATION DES AGENTS SECRETS

Sun Tzu a dit :

  1. Or, lorsqu’une armée de cent mille hommes sera levée et envoyée en campagne lointaine, les dépenses supportées par la population, jointes aux sommes déboursées par le trésor, s’élèveront à mille pièces d’or par jour. Il règnera une agitation constante tant à l’intérieur du pays qu’à l’extérieur, la population sera épuisée par les exigences des transports et les affaires de sept cent mille familles seront désorganisées.

    (commentaire d’un expert militaire chinois Ts’ao Ts’ao) : « Autrefois, huit familles formaient une collectivité. Lorsqu’une d’entre elles envoyait un homme à l’armée, les sept autres contribuaient à l’entretien du foyer affecté. Ainsi, Lorsqu’une armée de cent mille hommes était levée, les familles qui n’étaient pas en mesure d’assurer pleinement leur part des labours et des semailles étaient au nombre de sept cent mille. »

    2. Celui qui fait face à l’ennemi durant de longues années afin de lutter pour une victoire dans un combat décisif, mais qui, parce qu’il rechigne à accorder des grades, des honneurs et quelques centaines de pièces d’or, demeure dans l’ignorance de la situation de l’ennemi, est totalement dépourvu d’humanité. Un tel homme n’a rien d’un général ; il n’est d’aucune soutien pour son Souverain ; il n’est nullement maître de la victoire.

    3. Or, si le prince éclairé et le général avisé défont l’ennemi chaque fois qu’ils passent à l’action, si leurs réalisations surpassent celles du commun, c’est grâce à L’INFORMATION PRÉALABLE.

    (commentaire d’un expert militaire chinois
    Ho Yen Hsi) : « Le chapitre des Rites de la dynastie des Chou intitulé «Officiers militaires» mentionné «Le directeur de l’espionnage national». Cet officier dirigeait des opérations secrètes à l’étranger, probablement.»
    4. Ce qu’on appelle « information préalable » NE PEUT PAS ÊTRE TIRÉ DES ESPRITS, NI DES DIVINITÉS, NI DE L’ANALOGIE AVEC DES ÉVÉNEMENTS PASSÉS, NI DE CALCULS. IL FAUT L’OBTENIR D’HOMMES QUI CONNAISSENT LA SITUATION DE L’ENNEMI.

    5. Or il existe cinq sortes d’agents secrets à utiliser, soit : les agents indigènes, intérieurs, doubles, liquidables et volants.

    6. Lorsque ces cinq types d’agents sont tous à l’ouvrage simultanément et que personne ne connaît leurs procédés, ils sont appelés « le divin écheveau » et ils constituent le trésor d’un Souverain.

    7. Les agents indigènes sont les ressortissants du pays ennemi que nous employons.

    8. Les agents intérieurs sont des fonctionnaires ennemis que nous employons.

    (Commentaire d’un expert militaire chinois Tu Mu) : « la classe des FONCTIONNAIRES compte des hommes de MÉRITÉ qui ont ÉTÉ DESTITUÉS ; il en est d’autres qui, ayant commis des ERREURS, ont été CHÂTIÉS. Il y a des SYCOPHANTES et des MIGNONS QUI CONVOITENT LA RICHESSE. Il y a ceux qui, À TORT, ONT ÉTÉ LONGTEMPS MAINTENUS DANS DES FONCTIONS MODESTES, ceux qui ne sont pas parvenus à des POSTES DE RESPONSABILITÉ et ceux dont l’unique DÉSIR est de PROFITER DES PÉRIODE TROUBLES pour élargir leurs POUVOIRS PERSONNELS. Il y a ceux qui sont à DOUBLE FACE, INCONSTANT et FOURBES, et qui, toujours, attendent de voir d’où viendra le vent. En ce qui concerne tous ceux-ci, vous pouvez vous enquérir secrètement de leur SITUATION MATÉRIELLE, les couvrir d’or et de soie, et ainsi vous les attacher. Ensuite vous pourrez compter sur eux pour faire la lumière sur la situation telle qu’elle se présente effectivement dans leur pays et pour s’informer des plans que ledit pays formé contre vous. Ils peuvent également CAUSER DES DISSENSIONS ENTRE LE SOUVERAIN ET SES MINISTRES de sorte QU’ENTRE EUX NE RÈGNE PAS UNE ENTENTE PARFAITE. »

    9. Les agents doubles sont des espions ennemis que nous employons.

    (Commentaire d’un expert militaire chinois Li Ch’uan) : « Lorsque l’ennemi envoie des espions pour fureter dans ce que j’accomplis ou n’accomplis pas, je leur DISPENSE LIBÉRALEMENT les POTS-DE-VIN, JE LES RETOURNE , et je fais d’eux mes propres agents. »

    10. Les agents liquidables sont ceux de nos espions à qui nous donnons délibérément des informations forgées de toutes pièces.

    (Commentaire d’un expert militaire chinois
    Tu YU) : « Nous laissons échapper des informations qui sont réellement fausses et nous faisons en sorte que nos agents en aient connaissance. Lorsque ces agents, travaillant sur le territoire de l’ennemi, seront pris par celui-ci, ils feront état, à coup sûr, de ces informations fausses. L’ennemi y ajoutera foi et fera des préparatifs en conséquence. Mais naturellement nous agirons dans un tout autre sens, et l’ennemi mettra à mort les espions. »

    (Commentaire d’un expert militaire chinois
    Chang Yu) : «… Sous notre dynastie, le chef d’état-major Ts’ao gracia un jour un condamné, le déguisa, en moine, lui fit avaler une boulette de cire et l’envoya chez les Tangouts. À son arrivée, le faux moine fut emprisonné. Il parla à ceux qui l’avaient capturé de la boulette de cire, qu’il rejeta bientôt dans ses selles. Ouvrant la boulette, les Tangouts lurent la lettre adressée par le chef d’état-major Ts’ao à leur directeur de la planification stratégique. Le chef des barbares, hors de lui, fit exécuter son ministre, ainsi que le moine espion. Tel est le procédé. Mais les agents liquidables ne sont pas confiés dans un seul emploi. PARFOIS, J’ENVOIE DES AGENTS TROUVER L’ENNEMI POUR SIGNER LA PAIX ET ENSUITE J’ATTAQUE.» Imishyikirano y Arusha ! Amahoro si ibipapuro !

    11. Les agents vivants sont ceux qui rapportent des informations.
    (Commentaire d’un expert militaire chinois Tu Yu) : « Nous choisissons des HOMMES INTELLIGENTS, DOUÉS, PRUDENTS ET CAPABLES de se frayer un chemin vers ceux qui, dans le camp ennemi, SONT SUR UN PIED D’INTIMITÉ AVEC LE SOUVERAIN ET LES MEMBRES DE LA NOBLESSE. Ainsi, ils sont en mesure d’observer les mouvements de l’ennemi et d’avoir connaissance de son action et de ses plans. Une fois renseignés sur la situation réelle, ils reviennent nous en informer. C’est pourquoi ils sont appelés «agents volants».»

    (Commentaire d’un expert militaire chinois Tu MU) : « Ce sont des gens qui peuvent aller et venir et transmettre des rapports. Comme espions volants nous devons RECRUTER DES HOMMES INTELLIGENTS MAIS QUI ONT L’AIR STUPIDE et des hommes INTRÉPIDES en dépit de leurs AIR INOFFENSIF , des hommes LESTES, VIGOUREUX, Hardis et BRAVES, ROMPUS aux TÂCHES HUMBLES et CAPABLES d’endurer la FAIM, le FROID , la MALPROPRETÉ et L’HUMILIATION. »

    12. Parmi tous ceux qui dans l’armée font partie de l’entourage du commandant en chef, nul n’est plus proche de celui-ci que l’agent secret ; de toutes les rétributions, aucune n’est plus large que celle des agents secrets ; de toutes les questions, aucune n’est plus confidentielle que celles qui ont trait aux opérations Secrètes.

    (Commentaire d’un expert militaire chinois Mei Yao Ch’en) : « Les agents secrets reçoivent leurs instructions sous la tente du général ; ils sont proches de lui et sur un pied d’intimité avec lui. »

    (Commentaire d’un expert militaire chinois Tu Mu) : « Ce sont des questions «bouche à oreille».»

    13. Qui n’est pas avisé et prudent, humain et juste, ne peut utiliser des agents secrets. Et qui n’est pas fin et subtil ne peut leur arracher la vérité.

    (Commentaire d’un expert militaire chinois
    Tu Mu) : « Ce qu’il faut avant tout, c’est apprécier le caractère de l’espion et déterminer s’il est sincère, digne de foi et réellement intelligent. Ensuite il peut être employé… Parmi les agents, il en est dont le seul but est de s’enrichir sans chercher à connaître vraiment la situation de l’ennemi et qui ne répondent à mes exigences que par des paroles creuses. En pareil cas, je dois faire preuve d’astuce et de subtilité. Ensuite je pourrai apprécier la véracité ou le caractère mensonger des dires de l’espion et distinguer entre ce qui est conforme aux faits et ce qui ne l’est pas.»

    (Commentaire d’un expert militaire chinois Mei Yao Ch’en) : « Prenez des précautions contre l’espion qui a été manipulé. »

    14. Sujet délicat en vérité ? Vraiment délicat ! Il n’est point de lieu où l’espionnage ne soit utilisé.

    15. Si des plans relatifs à des opérations secrètes sont divulgués prématurément, l’agent et tous ceux à qui il a parlé devront être mis à mort.

    (Commentaire d’un expert militaire chinois Ch’en Hao) : «… On peut les tuer afin de leur fermer la bouche et d’empêcher l’ennemi de les entendre. »

    16. En général, si vous voulez frapper des armées, attaquer des villes et assassiner des personnes, il faut connaître le nom du commandant de la garnison, des officiers d’état-major, des huissiers, des gardiens des portes et des gardes du corps. Il faut donner à vos agents l’ordre de se renseigner à ce sujet en détail.

    (Commentaire d’un expert militaire chinois
    Tu Mu) : « Si l’on souhaite mener l’offensive, on doit connaître les hommes qu’emploi l’ennemi. Sont-ils avisés ou stupides, fins ou balourds ? Une fois ces qualités évaluées, on effectue des préparatifs appropriés. Lorsque le roi des Han envoya Han Hsin, Ts’ao Ts’an et Kuan Ying attaquer Wei Pao, il demanda : « Qui est le commandant en chef de l’Etat de Wei ?» «Po Chih», lui fut-il répondu. Le Roi dit : « Sa bouche sent encore le lait maternel. Il ne saurait égaler Han Hsin. Qui commande la cavalerie ?» «Feng Ching», lui fut-il répondu. Le Roi dit : «C’est le fils du général Feng Wu Che de Ch’in. Bien qu’il soit homme de valeur, il ne vaut pas Kuan Ying. Et qui commande l’infanterie ?» «Hsiang To», lui fut-il répondu. Le Roi dit : «Il n’y a pas de commune mesure entre lui et Ts’ao Ts’an. Je n’ai nulle raison de m’inquiéter.»»

    17. Il est primordial de repérer les agents de l’ennemi qui viennent mener des activités d’espionnage contre vous et de les soudoyer afin qu’ils passent à votre service. Donnez-leur des instructions et prenez soin d’eux. C’est ainsi que les agents doubles sont recrutés et utilisés.
    18. C’est par l’intermédiaire des agents doubles que les agents indigènes et intérieurs peuvent être recrutés et employés.

    (Commentaire d’un expert militaire chinois
    Chang Yu) : « La raison en est que l’agent double connaît, parmi ses compatriotes, ceux qui sont CUPIDES , ainsi que les FONCTIONNAIRES qui se sont acquittés de leurs tâches avec NÉGLIGENCE . Et ce sont ces personnes que nous pouvons attirer à notre service. »

    19. Et c’est de cette façon que l’agent liquidable, muni de fausses informations, peut être envoyé chez l’ennemi pour les lui transmettre.

    (Commentaire d’un expert militaire chinois
    Chang YU) : « C’est parce que les agents doubles savent dans quels domaines l’ennemi peut être abusé que les agents liquidables peuvent être envoyés pour transmettre des informations fausses.»

    20. Et c’est également de cette façon que les agents volants peuvent être utilisés au moment opportun.
    21. Le Souverain doit avoir l’entière connaissance des activités des cinq sortes d’agents. Cette connaissance doit provenir des agents doubles, et c’est pourquoi il est indispensable de traiter ceux-ci avec une extrême libéralité.
    22. Jadis, l’ascension de la dynastie des Yin fut due à I Chih, QUI AVAIT AUTREFOIS SERVI les Hsia ; les Chou parvinrent au pouvoir grâce à Lu Yu, serviteur des YIN. BIBIBUTSE KANYARENGWE, LIZINDE NA ABANDI…

    (Commentaire d’un expert militaire chinois
    Chang YU) : « I Chih était un MINISTRE des Hsia qui passa au service des Yin. Lu Wang était un MINISTRE des Yin qui passa au service des Chou.»

    23. Et c’est pourquoi seuls le Souverain éclairé et le général de valeur qui sont en mesure d’utiliser comme agents les personnes les plus intelligentes sont assurés d’accomplir de grandes choses. LES OPÉRATIONS SECRÈTES SONT ESSENTIELLES DANS LA GUERRE ; C’EST SUR ELLES QUE L’ARMÉE SE REPOSE POUR EFFECTUER CHACUN DE SES MOUVEMENTS.

    (Commentaire d’un expert militaire chinois
    Chia Lin) : « Une armée sans agents secrets est exactement comme un homme sans yeux ni oreilles.»

    Pour parier à un tel désastre énoncé dans ce chapitre ; avec les rumeurs de guerre suivie par le bruit des bottes qu’a-t-il fait le président Juvénal HABYARIMANA pour faire rentrer les brebis perdus dans le bercail ? Et qu’aurait-il eu à faire différemment ?
    Pour couper court les arguments de L’OPPOSITION et faire Reigner la concorde ; l’espace politique a été rouvert et le multipartisme restauré. L’opposition non armée a été associé au pouvoir dans une cohabitation hétéroclite. Et dans l’intérêt général, supérieur de la nation ; avec les accords d’Arusha, le FPR Inkotanyi a été reconnu comme formation politique et militaire rwandaise à intégrer dans les instances nationales.
    Aurait-il suffisamment distribuer les grades, promotions, et argent pour rattraper les éventuels manquements ?

    Face à une opposition insensé sans la moindre méfiance envers le FPR Inkotanyi et la méchanceté, la ruse et fourberie des Inkotanyi le naufrage eut lieu. Le réel but poursuivi par Paul Kagame et les siens était le pouvoir et non la démocratie et le bien être de la population. Et d’ailleurs à chaque anniversaire de la victoire du FPR Inkotanyi, le 04 juillet 1994, égoïstes comme jamais le chant de la victoire est entonné au milieu d’un peuple endeuillé. Pourquoi festoyer le 04 juillet et non le premier ? En vies humaines le 04 a coûté cher !

    En guise de conclusion, Wu Tzu a dit : « Il est quatre points sur lesquels l’entente peut faire défaut. Lorsqu’il y a DISCORDE à l’intérieur du pays, l’armée ne peut pas être mobilisé. Lorsqu’il y a discorde au sein de l’armée, celle-ci ne peut pas partir en campagne. Lorsque l’entente fait défaut sur le champ de bataille, l’armée ne peut pas prendre l’offensive. Lorsque l’entente fait défaut dans le combat, l’armée ne peut pas remporter une victoire décisive. C’est pourquoi les généraux d’un Souverain qui suit la « VOIE JUSTE », lorsqu’ils sont sur le point d’utiliser le peuple, font d’abord RÉGNER LA CONCORDE et ensuite se lancer dans des entreprises de grande importance.

    Jean UWIZEYE

    Note : L’art de la guerre est un livre ancien, ses 13 chapitres ont été composé vers 500 avant J.-C.
    Le chapitre sur le service de renseignement reste valable de nos jours. Apprennent à s’en servir et aussi à éviter en être victime dans l’intérêt général. On dit que Paul Kagame est paranoïa ! Il y a de quoi.

 

 

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